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Le médias blog de Julian

Edwige Bouffault : actualités, projets, parcours - elle nous dit tout !

1 Janvier 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

Bonjour Edwige,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous êtes scénariste et écrivain public, mais avec un parcours assez atypique. Pourriez-vous nous raconter ce dernier ?

J’ai toujours aimé lire. Depuis mon premier bouquin, « Les Mémoires d’un Ane », de la Comtesse de Ségur, alors que je devais avoir 7 ou 8 ans, je n’ai jamais arrêté de lire. De là j’ai acquis une grande aisance à l’écrit qui est devenu une seconde nature. Mes parents m’ayant fait comprendre que vivre de l’écriture est difficile, j’ai choisi d’intégrer une grande école de journalisme. Cette voie semblait la plus sûre pour vivre de mes textes.

J’ai exercé quelques années en presse écrite, mais je ne m’y plaisais pas. La presse demande une écriture factuelle et rapide. Moi je voulais raconter des histoires et les peaufiner. J’ai donc quitté la profession et cherché ma voie.  

Pour gagner ma vie, j’étais assistante bilingue en cabinet d’avocats. Mais j’avais l’impression de passer à côté de ma vie. Je n’écrivais plus. Je ne lisais plus. J’étais triste.

Lorsque j’avais 29 ans, le cabinet a mis en place un plan de départs volontaires. Encouragée par un ami avocat, J’ai saisi cette occasion pour tenter le grand saut et devenir écrivain. J’ai commencé en aidant le père de cet ami à écrire ses mémoires de vie : une biographie non exhaustive uniquement destinée à la famille.  A partir de ce premier ouvrage, les commandes n’ont cessé de tomber. Je me suis alors installée comme écrivain public. Et c’est là que, pour la première fois, je me suis sentie à ma place.

2/ Quels ont été les déclics pour changer de vie ? Avez-vous douté au moment de prendre cette décision ?

Oui, j’ai douté. Je ne voulais pas lâcher l’aisance financière que j’avais dans mon métier. Le plan de départs volontaire a été le déclic, suivi de la satisfaction que j’ai ressentie lorsque j’ai pu remettre le livre aux mains de l’auteur et que ses yeux brillaient de fierté.  Je n’avais qu’une seule envie, revivre cet instant.

J’ai créé une entreprise d’écrivain public, mais je me définis davantage comme une sorte de « coach littéraire ». Je propose d’accompagner toute personne ayant un projet littéraire, afin de le mener à son aboutissement : roman, mémoire de vie, recueil de nouvelles, article de presse, discours, etc. Et je suis surprise par le nombre de personnes intéressées. Tout le monde sait écrire mais peu de gens savent structurer un texte en fonction de ce qu’il doit être.

3/ Si c’était à refaire, que changeriez-vous ?

Rien, je ferais tout à l’identique. J’avais besoin d’exercer un métier qui ne m’a pas plu pour comprendre ce que je ne voulais pas. Les horaires, la hiérarchie, le ron-ron de la vie métro-boulot-dodo… C’était vraiment pas pour moi. En avoir fait l’expérience me conforte dans mon choix de vivre de ma passion en tant qu’indépendante. Et cela m’aide lorsque je traverse des passes difficiles. 

4/ Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous plait tant dans votre métier ?

J’aime être à l’écoute des gens, sans déformer leurs propos, comme c’est parfois le cas dans le journalisme. Sortir un livre avec mon nom dessus est toujours une fierté, même s’il n’est pas publié, mais juste distribué à la famille de l’auteur que j’ai aidé. J’accomplis ainsi mon rêve de gamine et je me sens utile. Il est important de suivre son cœur car, étonnamment, c’est le plus sûr moyen de voir des portes s’ouvrir sans qu’on ne s’y attende.

Pour ma part, c’est arrivé lorsque Philippe Guillard, réalisateur, scénariste, écrivain, chroniqueur sportif et ancien champion de France de rugby, m’a sollicitée. A la base il s’agissait seulement de l’accompagner dans l’écriture des mémoires de son père. Mais j’ai eu un coup de foudre pour son métier de scénariste qu’il m’a décrit en détails. Je n’avais jamais envisagé d’écrire pour le cinéma, alors quelle n’a pas été ma surprise lorsqu’il m’a proposé d’écrire un film avec lui ! C’était un challenge. Je ne savais rien de l’écriture scénaristique. Mais l’opportunité était trop belle.

J’ai « chopé le virus » du cinéma. Philippe Guillard est devenu mon supporter no 1 et mon mentor. Il m’apprend beaucoup. Aujourd’hui je prépare un long et un moyen métrage. J’ai plein d’idée et j’ai fait de belles rencontres dans le monde des « fous de cinéma ». Je collabore avec un jeune réalisateur plein de talent et j’espère bien qu’on ira loin. Pour moi il n’y a plus aucun doute. Je suis faite pour raconter des histoires. Mon imagination déborde et mon cœur ne bat que pour ça.

5/ Quelles sont vos principales sources d’inspiration dans votre travail ?

Ma vie. Parfois un peu celles des autres. J’ai pas eu une enfance facile. J’ai eu beaucoup d’obstacles à franchir. J’ai vécu l’addiction, la boulimie, la dépression… j’ai dû me battre et apprendre sur moi-même et la nature humaine.

J’ai également beaucoup voyagé, ce qui « forme la jeunesse » comme on dit. J’ai vécu à Londres, à Chicago, en Suisse… j’ai rencontré beaucoup de monde, de beaucoup de milieux différents et j’ai toujours eu les oreilles grandes ouvertes. Tout est prétexte à une histoire. Il suffit de ne pas se contenter de traverser la vie, mais de l’observer.

Mes thèmes de prédilection sont la résilience, l’importance de l’enfance et comment ces années  nous accompagnent toute notre vie… J’aime également faire passer les valeurs qui me sont chères : l’altruisme, la tolérance, le respect de la Vie et de la liberté de chacun…

6/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Comme je disais, j’écris un moyen métrage qui compte beaucoup à mes yeux, c’est mon bébé. Il parle de l’importance de l’enfance sur la vie d’adulte. Je l’écris en collaboration avec un jeune réalisateur et nous espérons pouvoir le présenter à un ou plusieurs festivals de courts métrages.

Avec Philippe Guillard, nous travaillons sur un long-métrage destiné à être projeté en salle si le projet aboutit. C’est une comédie sur la libération sexuelle des femmes et le fait que cela perturbe la gente masculine. De belles choses y sont dites et on casse pas mal de préjugés, ce qui me plait beaucoup.

En tant qu’écrivain public, je continue mes mémoires de vies et j’ai un projet de livre-photos pour mettre en valeur le travail d’un homme qui n’est pas juste un photographe mais aussi, et surtout, un artiste avec un grand A.

Vous pouvez me suivre sur ma page pro : https://www.facebook.com/R%C3%A9dactrice-Ecrivain-public-133657476992709/

Et me contacter à l'adresse suivante : bouffault_edwige@yahoo.fr

7/ Pour conclure, quel message souhaitez-vous faire passer à nos lecteurs ?

Je dirais qu’il ne faut pas abandonner nos rêves d’enfants. Ils sont les plus intrinsèquement justes par rapport à qui l’on est, car un gamin n’a pas encore été déformé et moulé par la société. Il est totalement innocent, honnête, franc et en phase avec sa nature profonde.

La sécurité, au travers des études ou d’un travail salarié, est importante bien sûr. Mais il faut garder une part de notre vie pour laisser cet enfant qui est en nous réaliser ses rêves, car ça revient à se réaliser soi et c’est beaucoup mieux que de réaliser ce que la société attend de nous en dépit de notre nature.  

Ce fut une joie, Edwige, de nous entretenir avec vous !

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