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Le médias blog de Julian

Fanny Vambacas évoque pour nous son actualité et ses projets artistiques !

2 Décembre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY

Bonjour Fanny,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je viens de changer d’agent, je suis désormais représentée par Nathalie Dubourdieu chez DS Talents. J’en suis très contente, elle m’a vu jouer dans différents registres, elle me connait donc déjà en tant qu’actrice. C’est une bonne chose car il m’arrive, dans la vie, d’être un peu réservée, tout l’inverse de ce que je peux être sur scène ou en tournage. Elle est vraiment très dynamique et actuelle dans sa façon de travailler. Je compte bien tourner davantage pour le cinéma et la télévision, et avec Nathalie à mes côtés, pas de doute, de belles choses m’attendent en 2017. J’ai aussi très envie de faire du doublage, j’ai assisté sur des plateaux, j’ai déjà été à plusieurs reprises derrière la barre. C’est une autre facette du métier d’acteur, cela demande beaucoup de précision et de liberté de jeu. Je trouve ça très intéressant et enrichissant.

J’ai tourné cet été sur un projet de série, pour un rôle récurrent. J’espère que c’est un programme qui verra le jour car c’est très drôle et je suis sûre que ça peut marcher auprès du public. Nous en saurons plus dans quelques semaines. J’y interprète une coiffeuse sexy, très souvent à côté de la plaque. Dès que j’ai su que j’avais le rôle, j’ai foncé chez ma coiffeuse pour faire un stage ! Je voulais absolument être crédible et avoir le bon coup de ciseau. On me donne de plus en plus de rôles légèrement décalés. Sans être blonde, je fais la blonde, et c’est ça qui est drôle. Un ami me disait récemment que c’est grâce à la candeur que je suis capable de dégager, cette même candeur qu’avait Jacques Villeret, cela permet de tout passer avec sincérité sans avoir l’air complètement niaise. J’essaie, de façon générale, pour ce type de rôle, qu’elle ne soit pas seulement une parfaite idiote et de lui apporter du caractère, de la sensibilité. C’est ce qui fait la richesse de ces personnages-là et c’est ce qui les rend attachants.

2/ Vous êtes actuellement sur scène, à La Folie Théâtre, dans « Père Noel 2.0 ». Pour commencer, quelle histoire est racontée dans cette pièce ? Quelles sont les principales thématiques ?

C’est une pièce très drôle avec beaucoup de magie et de poésie. Elle est moderne, autour du jeu vidéo et des nouvelles technologies. Il y a aussi des chansons, dont un Rock endiablé sur Noël qui met le feu dans le public, autant auprès des enfants que des adultes. Matthieu Devaux a fait un superbe travail sur la musique. Le sujet ? Le Père Noël est devenu accro aux jeux vidéo et en a oublié Noël qui arrive à grands pas. Ses lutins vont alors essayer de trouver une solution.

A coté de cela existe un monstre, Vérus, qui se nourrit de tout ce que l’on jette en technologie, dans notre société de consommation, et qui grossit au fur et à mesure. Plus on jette, par exemple, de téléphones portables pour en acheter de nouveaux, plus il prend du poids, de la puissance et de l’emprise sur le Père Noël hypnotisé par le jeu vidéo.

Il y a donc différents thèmes sur notre société et sur l’environnement. Je trouve que c’est important dans un spectacle pour enfants d’avoir une histoire avec un vrai fond, tout en restant ludique.

3/ Quel personnage y interprétez-vous ? Quelles sont ses caractéristiques ?

Je suis le lutin crétin Grelo et Sabotine, la délicate fée qui sort des chaussures et qui intervient pour aider le lutin Greli à sauver le Père Noël. Cette dernière aime chanter pour se présenter, j’ai donc la chance d’interpréter cette très belle chanson à chaque représentation.

Je passe facilement de l’un à l’autre, d’autant plus que j’aime bien donner des caractéristiques très précises à mes personnages. En termes de voix et au niveau du corps. Les costumes aident aussi beaucoup, ils sont d’ailleurs tous très beaux.

C’est une pièce très sportive, jouer un lutin demande énormément d’énergie, de plus mes personnages sont quasiment tout le temps sur scène, je n’arrête presque jamais. Je me change beaucoup de fois en très peu de temps. C’est un plaisir mais en même temps un challenge.

4/ Selon vous, quelles sont les clés de succès de cette pièce ? Qu’est-ce qui plait aux spectateurs ?

La thématique des jeux vidéo est un sujet d’actualité, il y a beaucoup de gens qui s’y retrouvent. Certains trouvent marrant que même le Père Noël soit devenu accro.

Sans oublier le côté magique et festif de Noël, où nous avons vraiment mis l’accent sur l’esthétisme. Les costumes sont beaux, un gros travail a été fait sur le décor et les lumières. Nous avons inclus de la projection vidéo pour le monstre, cela renforce le côté moderne et technologique de la pièce.

5/ Le fait de s’adresser à un public jeune implique-t-il des adaptations particulières, comparativement à une pièce plus traditionnelle pour adultes ?

L’exigence est la même pour moi. Surtout quand l’écriture le permet, comme celle de Philippe Dorin ou de Denis Lefrançois. J’essaie de ne pas faire de différence, car les enfants comprennent beaucoup de choses. Je m’amuse énormément à faire ce lutin crétin, ce sont les joies du spectacle jeune public, mais si ce personnage était dans une pièce pour adulte, ça ne changerait rien : il serait tout aussi bête et drôle.

La pièce s’adresse aux enfants à partir de 3 ans, mais nous visons tout autant les 8-10 ans. Même les adultes réagissent et prennent du plaisir. Tout le monde passe un bon moment, c’est là la clé d’un spectacle jeune public réussi. Avec plusieurs niveaux de lecture à l’intérieur, il y en a pour tous les âges.

Nous jouons À La Folie Théâtre à Paris les mercredis et samedis à 16h30, ainsi que les dimanches à 15h. Pendant les vacances de fin d’année, nous serons sur scène à 10h30, du lundi au vendredi, en plus du week-end. Jusqu’au 4 janvier.

Je pars aussi en tournée avec « Soum, l’ami des fantômes », une autre pièce jeune public, qui est du même auteur et metteur en scène, Denis Lefrançois. J’y joue trois personnages distincts, notamment une sorcière, je prends un plaisir fou sur scène en la rendant la plus méchante possible. C’est souvent le rôle qui plait le plus aux enfants. En plus d’être bien écrite, c’est une pièce qui me tient à cœur car elle aborde un sujet d’actualité très fort : le respect de l’autre et de la différence. Un message que nous n’avons pas fini de défendre, auprès de toutes les générations.

Ce fut un plaisir, Fanny, de nous entretenir avec vous !

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