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Le médias blog de Julian

Norbert Haberlick : parcours, actualités, projets - il nous dit tout !

18 Novembre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

Bonjour Norbert,

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, au travers de vos expériences en télévision, au cinéma ou bien encore, notamment, au théâtre. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

Je crois que c’est avant tout la liberté.

On fait un métier formidable, certes semé d’embuches mais on a cette chance de pouvoir changer de vie au fur et à mesure des personnages à incarner. Le temps d’un film on est comme des enfants qui jouent dans la cour de récré. Et j’adore ça…

J’ai toujours fui la routine, je l’ai bien connue, à travers les nombreux petits boulots que j’ai pu exercer mais dès que je la sentais arriver, il fallait que je la quitte... J’en avais fait le tour, c’était plus fort que moi.

Jouer la comédie, être acteur ou artiste, c’est peut-être… Je ne sais pas, se fuir soi-même pour se cacher dans la peau d’un personnage. Essayer de guérir une blessure qui ne cicatrisera jamais… Toujours en manque… d’amour. Je crois qu’au fond de moi, j’ai toujours voulu faire ça…

On est comme ces marionnettes au fond du coffre qui attendent qu’une main vienne leur donner vie.

Je dis toujours « Que j’ai la patience de mon impatience… ».                                                

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

Il y a, pour ma part deux écoles. Les écoles de théâtre d’un côté avec sa technique et l’école de la vie de l’autre. Celle-là, on ne la choisit pas, on la subit, elle nous apporte.

Quand je suis sur un personnage, au fur et à mesure de la lecture du scénario, j’ai déjà des images qui se dessinent et une fois finie. Une machine se met en route en moi, j’ai besoin de chercher, d’observer, de trouver dans la rue, un bar, n’importe où une façon de marcher, de fumer, de se mettre la main dans les cheveux, une façon de parler, une fringue, une intonation etc… Et je prends, je note, j’accumule. Cela peut être aussi dans les films que je visionne ou une chanson, bref ! Tout ce qui peut mettre utile et que je ressens comme étant proche du personnage. Je mets tout cela dans un coin de ma tête et j’essaie de faire en sorte que la mayonnaise prenne.

3/ Un rôle plus qu’un autre vous a-t-il particulièrement marqué ?

Je pense entre autres au « Silence de l’Epervier » un 8 x 52’ de Dominique Ladoge. L’anecdote de cette rencontre est assez marrante.

A l’époque, j’étais gardien de nuit dans un théâtre, j’étais passé voir mon agent pour échanger sur d’éventuels projets en cours. A la suite de quoi, j’ai passé des essais pour un rôle avec deux ou trois jours de tournage sur Bordeaux. Sans nouvelles après trois semaines... Quand un soir au théâtre, je reçois un appel d’un réalisateur, qui m’explique, qu’il s’était séparé d’un comédien, qu’il avait revu mes essais et qu’il aimerait me rencontrer. Rdv pris le lendemain où Il me parle du tournage produit par la production de Line Renaud à qui mes essais semblaient également avoir plu etc… Bref ! On s’est tout de suite entendu comme si on s’était toujours connu et me voilà reparti avec les 8 scénarios sous le bras et une dizaine de jours pour entrer dans la peau du Commandant de police Abel Sandoval. Il y a je pense, une part de chance, une bonne étoile, là-haut, quelque part qui veille… C’était mon heure…

« Je reste convaincu que les rencontres ne se font pas par hasard… »

4/ Vous serez à l’affiche, fin novembre, du film de Malik Chibane, « Les enfants de la chance ». Pourriez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

C’est l’histoire vraie de Maurice Gutman, 12 ans fracture de la jambe qui a été sauvé d’une rafle qui va emporter sa famille. Grâce à deux ambulanciers qui décident, face au sort subi par les parents, de ne pas le laisser et de faire le tour des hôpitaux de Paris pour essayer de trouver quelqu’un pour le prendre en charge et le cacher. Un médecin, joué par Philippe Torreton, accepte de prendre l’enfant…

5/ Sans oublier le film, toujours en salle, « La vache », de Mohamed Hamidi, récompensé cette année au Festival du film de l’Alpe d’Huez. Un mot peut-être sur ce programme ?

Oui, c’est un film touchant, plein d’humour et de tendresse. Un petit paysan algérien Fatah, interprété par Fatah Bouyahmed, rêve de faire le salon de l’agriculture, il possède une vache « Jacqueline » qu’il aimerait exposer. Chaque année, il envoie sa candidature, en vain. A force d’insister, il parvient à être invité. Mais il doit venir par ses propres moyens et c’est là que commence leur road movie jusqu’à Paris. Il se fera aidé par Philippe, un aristocrate criblé de dettes interprété par Lambert Wilson.

Le film est d’ailleurs en compétition au 29 éme European Film Arwards 2016, nominé dans la catégorie meilleure comédie.

Une belle aventure marquée notamment par la rencontre avec Lambert Wilson que j’ai beaucoup apprécié. Il incarne merveilleusement Cousteau dans L’Odyssée que j’ai vue récemment.

6/ Quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Un film en préparation pour 2017 « L’enfant et le crocodile » qui sera réalisé par Michel Linas

Je viens de finir le tournage d’un épisode de la série « Léo Mattei (Hors Contrôle)» de Nicolas Herdt. J’ai retrouvé le plateau de Luc David sur « Scène de ménage » avec Camille et Philippe et « Les Enfants de la chance » de Malik Chibane qui sortira, je pense le 30 novembre 2016.

D’autres projets sont en cours pour le cinéma et la télévision mais rien de signé pour l’instant, alors…

Je fais aussi du doublage de téléfilms, séries, dessins animées et depuis peu les jeux vidéo. C’est encore de belles rencontres et une autre facette de notre métier, qui est tout aussi intéressante. C’est pour moi une sorte de challenge à chaque fois.

J’espère remonter sur les planches, même si j’ai une préférence pour les personnages forts, je ne déteste pas la comédie qui m’attire tout autant. J’ai besoin pour cela, quand je lis un scénario, un roman ou une pièce que les images me viennent au fur et à mesure de la lecture… Il faut juste que j’éprouve un certain plaisir à vouloir le faire.

Ce fut un plaisir, Norbert, de nous entretenir avec vous !

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