Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le médias blog de Julian

Alix Schmidt : actualités, projets, envies artistiques, elle nous dit tout !

11 Novembre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Alix,

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au Soum-Soum, dans la pièce « Le gendre parfait ». Quelle histoire y est racontée ?

C’est une comédie très sympathique sur le couple…et ses turbulences ! Sabine et Christophe mènent une relation à d’amour à remous depuis 7 années mais quand le spectacle débute, c’est à véritable crise à laquelle le spectateur assiste! À l’origine, Sabine qui comme beaucoup de jeunes femmes est motivée depuis longtemps à l’idée de franchir le cap de « la vie en commun », du « mariage » et surtout de « la maternité », exige manu militari que ses voeux soient enfin exaucés.

Mais Christophe, lui, est loin de partager les envies de sa compagne : il est plutôt indolent, aime bien sa petite vie tranquille, en solo et sans contraintes. Il n’a pas du tout envie de devenir père une nouvelle fois puisqu’il a déjà connu les méandres du mariage et de la paternité et ne poursuit qu’un seul rêve : celui de devenir magicien professionnel.

C’est bien sûr sans compter sur la persévérance de la maligne Sabine qui, elle, est prête à tous les stratagèmes pour obtenir ce qu’elle désire. Et elle a trouvé une alliée de taille : sa propre mère qui va faire vivre un vrai petit enfer à son cher futur gendre!

S’enchaînent alors toute sortes de joyeuses engueulades, malentendus, quiproquos et situations cocasses qui n’auront qu’un seul but : faire céder Christophe.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Comment le décririez-vous ?

Elle apparait comme une jeune femme à la fois très amoureuse, tempétueuse et déterminée. Elle a de nombreux objectifs et va tout mettre en œuvre pour les atteindre : en usant de minauderies, de flatteries de temps en temps, puis en alternant des crises de douce hystérie et de chantages à l’amour. En somme, c’est un peu là toute la palette de la gente féminine qu’elle va déployer pour arriver à ses fins.             

3/ Selon vous, quelles sont les principales clés de réussite de ce spectacle ? Pourquoi plait-il aux spectateurs ?

Je pense que lorsqu’on va au théâtre, il y a toujours une partie de nous-mêmes qui prend plaisir à voir chez les autres (les comédiens qui jouent) ce qu’on a en soi : c’est une sorte d’exutoire, de miroir dans lequel on aime bien se regarder pour ensuite mieux rire de soi.

Et dans cette comédie, le fait de se reconnaître un peu dans les défauts, les qualités, les traits de caractères et les envies de ces deux personnages hauts en couleur, font que ça rassure et soulage aussi. On se dit « Ouf ! » je ne suis pas le ou la seul(e) à vivre ce moment de vie et au final, je vois que tout peut s’arranger ».

Et puis aussi, nous avons aussi instauré des moments d’échange, de partage et d’interactivité avec le public qui, je pense, le fait se sentir encore plus impliqué dans l’histoire qui se déroule sous ses yeux. La proximité des spectateurs, situation que j’adore d’ailleurs, crée un lien assez fort entre eux et nous et au final, c’est un peu comme s’ils étaient chez nous, à la maison. C’est très chouette !

Nous jouons, depuis le mois de septembre, tous les samedis à 19H au théâtre le Soum Soum (Paris 2ème) et ce, jusqu’au 17 décembre. Nous espérons ensuite pouvoir poursuivre l’aventure dans d’autres théâtres.

4/ En parallèle, le 9 novembre est sorti le long-métrage de Mathias Renou, « Mon père en grand ». Comment présenter ce film ? Quelles en sont ses principales thématiques ?

Sorte d’autofiction, oscillant entre la fiction et le réel, ce long-métrage met en lumière la quasi véritable histoire vécue par les parents du réalisateur. J’y interprète Solange, sa mère, aux côtés du véritable père du réalisateur : Serge Renou. C’est un long-métrage très original, filmé caméra au poing avec ceci de particulier aussi, c’est que le réalisateur est également acteur du film, sans qu’on ne le voit jamais à l’écran.

L’histoire, la voici : Solange et Charles se séparent violemment après de longues années de mariage. Lui est un comédien, hélas, abonné aux échecs qui continue pourtant de poursuivre des rêves de gloire et de reconnaissance. Solange, elle, ne supporte plus les déboires et la personnalité presque schizophrène de son mari car en effet, comment croire aux propos d’un homme qui se joue toujours avec facétie de la réalité ? L’aime-t-il sincèrement ou s’exerce-t-il encore à un rôle en lui déclamant son amour ? N’en pouvant plus de s’interroger sans cesse et lassée de ses frasques, elle décide de le quitter et tombe dans les bras d’un jeune étudiant, Léo, du même âge que son fils.

L’affront pour le père et le fils est suprême et Mathieu se met en quête de venger son père (et peut-être de se venger lui-même) en se débarrassant de l’amant et en décidant d’offrir LE rôle de sa vie à son père, mari bafoué et trompé. Il prend fait et cause pour lui en lui rendant honneur et hommage dans ce film dont il fera en « le » et « son » héros.

Bien que le titre s’intitule « Mon père en grand », c’est bien à sa mère que le réalisateur dédie son film : il espère secrètement son retour auprès de son père et de lui, en mettant un point d’honneur à redorer et réhabiliter l’image du père.

L’originalité de ce film tient aussi au fait que le réalisateur a mis en scène deux mères : Solange, celle que je joue et qui fait partie intégrante de l’histoire imbriquée du film, qui vit, survit, subit aux côtés du père ; de l’autre, il a choisi une autre comédienne qui, elle, va agir dans des apartés en tant que  « vraie » mère du réalisateur : elle y apporte ses remarques et son avis sur l’histoire-même que son fils est en train de tourner et sur l’image qu’il lui renvoie d’elle et de son mari. Ce rôle est interprété par Marie Rivière, l’égérie d’Eric Rohmer.

5/ Comment avez-vous procédé pour vous approprier ce rôle ?

Mathias n’a pas souhaité me parler beaucoup des traits de caractère de sa mère, de sa personnalité. Il avait envie de fraîcheur, je pense, et préférait que je découvre ce personnage seulement au détour  des répliques et des situations dans lesquelles il me mettait en scène. Du coup, cela m’a donné une certaine liberté de jeu, d’espace aussi car je n’avais pas à calquer quelqu’un qui, je savais, existait dans la vie réelle. D’un autre côté, ça m’angoissait aussi un peu car je savais aussi que Mathias lui montrait régulièrement les rushes qu’on tournait et qu’elle allait donc forcément étudier mon jeu. Au fond de moi, j’avais un peu peur de la décevoir, de ne pas avoir le ton juste, de ne pas assez lui ressembler et tout simplement, de ne pas être la hauteur. Mais ces craintes se sont vite dissipées car Mathias m’a dit que mon interprétation lui plaisait.

Quant aux scènes que je jouais avec mes partenaires, j’avais vraiment la sensation de ne pas « jouer ». C’est difficile à expliquer mais je pense que dans la mesure où nous n’étions pas entourés de pleins caméras ni de techniciens, le réal s’occupant lui-même de l’image et du son, je me laissais tout simplement porter par l’intimité que nous formions, par le texte, la mise en situation et le jeu de mes camarades. Le réalisateur jouant avec nous les répliques, son visage caché derrière l’objectif de sa caméra, j’avais l’impression d’être presque dans la « vraie vie » et de m’adresser à lui et aux autres comédiens dans une fiction étonnamment réelle. Tout s’enchaînait facilement et c’était très agréable.

6/ Où et quand est-il possible de voir ce long-métrage ?

Au cinéma Le Saint-André des Arts (Paris 6ème).

Il est projeté tous les jours à 13H00, sauf mardi 15, jusqu’au 21 novembre. Puis le mardi 29 novembre et le mardi 6 décembre, à 13H également.

Ce que je trouve très bien aussi, c’est qu’après chaque projection s’ensuit un débat avec le réalisateur et les comédiens. C’est donc une belle opportunité pour le public de poser toutes les questions qu’il souhaite et c’est une belle occasion aussi pour nous, comédiens, d’avoir leurs réactions à chaud. On espère que d’autres salles parisiennes suivront le chemin du Saint-André et donneront l’opportunité à ce joli film de vivre longtemps et de toucher un maximum de spectateurs.

7/ En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J’ai joué récemment dans le long-métrage « Le sacre de l’été » réalisé par Briac Ragot.

Ce film, inspiré de la vie de Nijinski et d'Isadora Duncan, raconte l'histoire d'un chorégraphe marginal, en quête de soi. C’est une comédie mordante et audacieuse, comme une ode à la vie et à la liberté.

J’y interprète Catherine, une jury de danse qui tombe littéralement sous le charme du jeune danseur, Kostia, au cours d’une audition. Lui tente de monter un spectacle réunissant ses deux passions: la danse et la variété française.

Dès ses premiers pas de danse, Catherine pressent chez Kostia une originalité et un talent rares qui vont la faire fondre et s’éprendre de lui. Malheureusement pour elle, ce béguin ne sera pas réciproque …Le film est en cours de montage et sera projeté fin 2018.

Prochainement, je tournerai  dans « Le Chausse- Pied », un court-métrage de David Lancelin Guerrero, comédien également et qui réalise ici son premier film.

Il s’agit d’une belle histoire qui raconte l’amour fou qu’un homme, Stéphane, chausseur de profession, porte aux femmes et à leurs pieds. Éléments indispensables à son désir et à sa passion, il mène une véritable quête à la recherche de celle qui incarnera son idéal.

Le réalisateur a donc choisi de mettre en scène sa propre quête en remontant aux sources de cette fascination pour les pieds et en la retraçant depuis sa tendre enfance jusqu’à l’âge adulte.

J’y joue le rôle de Maya, une jeune femme photographe que Stéphane rencontre dans un bus et pour laquelle il a un véritable coup de cœur. Le hasard fait qu’il la retrouve dans une soirée organisée par des amis en commun et où il peut enfin faire sa connaissance. Alors, est-elle celle qu’il recherche depuis tant d’années ? Il faudra attendre la projection pour le savoir…

J’ai toujours faim de nouveaux projets alors j’espère tout simplement continuer à travailler avec des réalisateurs et réalisatrices créatifs et passionnés qui auront envie de me faire jouer des rôles passionnants ! 

Ce fut un plaisir, Alix, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article