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Le médias blog de Julian

Jean-Luc Voyeux, artiste aux nombreuses casquettes, évoque son actualité ainsi que ses projets !

9 Novembre 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

Jean-Luc Voyeux, artiste aux nombreuses casquettes, évoque son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Jean-Luc,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment du théâtre, du cinéma, de la télévision ou bien encore de la mise en scène. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

J’ai commencé le théâtre relativement jeune, à l’âge de 15 ans, un peu par hasard. J’ai alors rencontré un professeur qui m’a transmis sa passion. Avant d’arriver à Paris à ma majorité, pour participer à différentes formations.

Je n’ai pas de préférence particulière entre les différents arts cités. J’accorde davantage d’importance à la qualité des projets proposés et aux gens avec lesquels je vais travailler.

J’ai la chance de faire ce métier en tant que professionnel depuis maintenant 17 ans. La richesse et la multiplicité des rencontres faites m’ont aidé à avancer et à être directement sollicité pour la réalisation de certains projets.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

Un metteur en scène regarde les comédiens jouer et se doit de trouver des solutions pour qu’ils puissent aborder leurs personnages. Ce qui m’aide alors lorsque je suis de l’autre côté.

De façon générale, tout est lié. La finalité est de servir l’œuvre, en faisant en sorte que le projet soit beau et générateur d’émotions. J’aime qu’il y ait du mouvement, quelques soient les conditions. Je proscris le vide.

3/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à l’Alambic Comédie, de plusieurs pièces, notamment « Le coach ». Quelle en est l’histoire et quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

J’interprète, dans cette comédie de mœurs, le personnage de Marmignon. Il a, dans la vie, de grosses difficultés car il est timide et introverti. Tout en étant très gentil et du coup très naïf. Aussi, il se fait exploiter par son patron, sa maman et sa sœur. Allant jusqu’à lui demander des sommes d’argent astronomiques.

Il est également follement amoureux de sa collègue de travail, qui ne se rend pas compte qu’il est sous son charme depuis deux années.

Lors d’un sombre jour de déprime, il répond à une annonce formulée par un coach. Commence alors une série d’ennuis.

4/ En parallèle, les spectateurs peuvent aussi vous retrouver, dans le même théâtre, pour deux autres spectacles, principalement à destination des enfants, « En avant les Petits Bolides » et « Gabilolo et Malolotte à peu près magiciens ». Pourriez-vous nous en dire davantage ?

Le premier spectacle a été écrit par Nicolas Hirgair, habitué des textes pour adultes, qui se lance cette fois dans ce nouveau registre. Cette pièce à deux comédiens est un peu particulière, au sens où elle a aussi une visée pédagogique. Le permis piéton y est en effet appris aux enfants. A destination des 3 à 8 ans.

Nous avons, dans cette optique, travaillé avec la préfecture de police de Paris, pour que les enfants apprennent en s’amusant. Tout en en profitant pour glisser quelques messages aux adultes, qui ne sont malheureusement pas systématiquement respectueux du code de la route. J’ai la chance d’être sur scène aux côtés de ma délicieuse partenaire Marine Griset, que j’adore.

En parallèle, les aventures de Gabilolo existent depuis une douzaine d’années. Je participe à ce projet depuis deux ans. C’est l’histoire d’un clown et souvent de sa petite sœur, à qui il arrive plein d’aventures.

Dans la prochaine création, Malolotte reçoit une lettre du Père Noel lui disant qu’elle n’a pas été sage. Elle y apprend qu’il serait bien qu’elle s’amende, en aidant les personnes en difficultés, sinon elle ne recevra pas de cadeau en fin d’année.

Il n’est jamais facile de passer d’une thématique à une autre, notamment d’un spectacle pour adultes à une pièce à destination des enfants. Il est, pour cela, important d’avoir une énergie forte et une bonne humeur. A bien y réfléchir, il existe des passerelles car les adultes sont en fait de grands enfants et ces derniers ne manquent pas d’intelligence. Aussi, il faut avant tout ne pas se tromper de personnage.

5/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J’aimerais participer à davantage de longs-métrages, sur des rôles plus étoffés. La rencontre de personnages plus forts et plus épais me plairait beaucoup.

En outre, j’ai commencé, il y a cinq ans, à approcher la comédie musicale. Je prends, dans cette optique, des cours de chants et de danse. Un théâtre musical, « Cabaret La chatte bleue », a été écrit pour moi et j’en suis très heureux. J’ai eu l’occasion de jouer cette œuvre au théâtre Clavel il y a quelques mois pour une vingtaine de représentations. Les critiques ont été très bonnes. Ce fut vraiment un très beau cadeau et j’en garde un magnifique souvenir.

Aussi, j’apprécierais me tourner vers la comédie musicale. Pour étoffer mon métier de comédien par le chant.

6/ Revenons quelques instants aux derniers moments, au théâtre, avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation d’une nouvelle représentation ou une certaine angoisse d’avance spectacle ?

Généralement, le stress diminue au fur et à mesure de la journée. Typiquement, lorsque je me réveille le matin, j’ai souvent l’envie d’appeler le théâtre pour annuler. Mais cette appréhension se réduit petit à petit à l’approche de l’heure de la représentation. Ce qui est, je crois, peu commun.

Le fait d’arriver au théâtre me détend énormément. Un peu comme si je me retrouvais à la maison. Je m’y sens, en quelque sorte, protégé.

Lorsque je commence à entendre les spectateurs, le stress se transforme alors en excitation et en plaisir. Au travers de la rencontre à venir avec le public et de la joie que nous allons essayer de leur apporter.

Une petite bouffée d’angoisse ressurgit deux minutes avant de monter sur scène, mais une fois sur les planches, j’oublie tout et je prends un plaisir énorme à faire un métier que j’aime.

7/ Le rythme des plateaux de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour être efficace ensuite face au réalisateur ?

Le rythme y est très particulier car nous ne sommes pas sollicités en permanence. C’est pourquoi j’aime rester à proximité de l’action, pour écouter, voir comment le tournage se passe et essayer de comprendre l’organisation et les attentes du réalisateur.

J’ai plutôt le sentiment qu’il ne faut pas être stressé sur un plateau. Ce que je m’efforce de mettre en application. Même lorsque je ne tourne pas, je suis, tout au long de la journée, dans la peau de mon personnage.

8/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à s’intéresser à l’art ?

Le cinéma, de par son renouvellement, apporte toujours quelque chose de nouveau. Il est aussi le miroir de notre société. Sortir au cinéma, sans parler du plaisir que cela procure, permet de mieux comprendre le monde dans lequel on vit.

Le théâtre, quant à lui, est un partage avec les spectateurs. De multiples salles de proximité existent à Paris, plus de 150 je crois. Avec des tarifs très accessibles, aux alentours de 10 euros. Pour passer un bon moment mais aussi pour s’interroger sur son cas plus personnel, au travers de la projection, dans sa vie privée, de ce qui est montré sur scène. C’est toujours une nouvelle expérience !

Ce fut un plaisir, Jean-Luc, d’effectuer cette interview avec vous !

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