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Le médias blog de Julian

Davia Martelli nous dévoile son actualité et ses projets !

3 Novembre 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Crédit photo : Thomas Arthuis
Crédit photo : Thomas Arthuis

Bonjour Davia,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours traduit les différentes cordes de votre arc artistique. Au travers notamment de la télévision, du théâtre ou bien encore du mannequinat. Vous êtes comédienne mais aussi animatrice, chroniqueuse et mannequin.

Aussi, d’où vous vient cette passion si prononcée pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant?

Mon parcours est plutôt atypique. Après avoir pratiqué de multiples activités, comme la danse, ou bien encore le piano, j’ai commencé le théâtre à l’âge de 9 ans. J’ai rapidement été prise d’amour par le texte et par les belles lettres que l’on peut y retrouver.

Plus que le fait d’être sur scène et regardée par le public, aborder un texte et travailler dans un esprit d’équipe ont été les deux éléments qui m’ont rapidement attiré.

Après un bac littéraire avec option théâtre, j’ai effectué une année d’Etudes Théâtrales à la faculté de lettres d’Aix en Provence.

Dans la continuité du théâtre m’est venue, très jeune, l’envie de faire des publicités. Passer à la télévision était, dans ma vision de petite fille, rigolo. C’est ainsi que ma maman m’a inscrite en agence à 12 ans.

Ma vie est une succession de hasards, celui d’avoir choisi une activité extrascolaire qui deviendra ensuite mon métier, mais aussi celui d’avoir rencontré les responsables de l’agence Success qui m’ont orienté vers le mannequinat.

Il en va de même pour mon intégration dans le milieu de la télévision, NRJ12 m’ayant proposé de les rejoindre, alors que je n’avais pas postulé directement. Le bain de la télévision me plaisant beaucoup, j’ai alors décidé de m’y consacrer à fond.

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Même si toutes ces activités sont liées aux domaines des médias et de l’image, elles sont assez différentes. Mais la transmission est le lien entre ces trois arts, ce qui me plait beaucoup.

Un shooting de mannequin permet de participer à la création d’une image. Un comédien prend part à la concrétisation d’une pièce ou d’une publicité. Rencontrer une équipe, mettre ma technique et mon savoir faire au service d’une réalisation me rendent heureuse.

Je prends autant de plaisir à être sur un plateau pour tourner une publicité qu’à créer une pièce de théâtre avec mes collègues comédiens. Dans les deux cas, je suis en effet dans la réalisation et l’aboutissement de mes compétences. Je pense qu’un comédien doit être capable de tout faire, de la vente d’un produit lambda à l’interprétation d’une œuvre de Shakespeare.

En télévision, j’aime transmettre des émotions, au travers de mes lectures sur D8, mais aussi des informations, dans une chronique par exemple sur les nouveaux talents du web comme j’ai pu le faire sur NRJ12.

De façon générale, je suis intéressée par le contact avec les gens pour transmettre.

3/ Les téléspectateurs de D8 peuvent actuellement vous retrouver dans le programme nocturne « Voyage au bout de la nuit », où vous menez notamment des interviews promotionnelles d’auteurs tout, en parallèle, en contant des œuvres. Quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques pour mener efficacement ce programme et ainsi plaire au public ?

Il est important de savoir lire avec pertinence. Ce qui peut paraitre facile, mais qui ne l’est pas. Ne recevant les livres que très peu de temps avant l’antenne, je dois me contenter, en amont, de simples recherches sur l’auteur et le contexte de l’œuvre. Je découvre le contenu exact en lisant à l’écran.

C’est un exercice très difficile, d’autant plus que je prends généralement le relai d’un autre animateur, en plein milieu du livre. Ma pratique du théâtre m’aide dans la diction, même si la lecture à voix haute de certains auteurs n’est pas évidente. Il faut vraiment savoir gérer sa respiration.

A titre personnel, la participation à un stage de Technesthésie avec Olivier Leymarie m’a beaucoup appris. Mais je crois que l’entrainement et la pratique sont la meilleure méthode pour réussir l’exercice.

L’investissement est donc important. Le tournage durant trois heures, il ne faut pas céder à la fatigue. Cela se ressentirait directement dans la cohésion avec les téléspectateurs. Il faut leur montrer notre envie de leur faire passer un bon moment.

Le choix des lectures est bien entendu crucial. Nos partenariats avec les maisons d’édition peuvent nous aider à sélectionner des œuvres qui sont dans l’actualité. Un lourd travail en amont de recherche et de démarchage est nécessaire dans ce cadre.

Les deux entretiens que j’ai pu effectuer jusqu’à présent, avec Claire Barré et Emilie de Turckheim, furent très agréables. Un vrai échange avec ces jeunes femmes très sympathiques et investies dans l’interview s’est, à chaque fois, créé. Ce fut un réel plaisir !

4/ Comment préparez-vous ces entretiens ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

La lecture du livre est primordiale. Je me renseigne aussi sur le parcours de l’auteur ainsi que sur les thématiques abordées dans ses différents ouvrages. J’essaie de trouver des correspondances entre sa vie privée et le contenu de l’œuvre.

Camille Koenig, l’assistante de production, m’aide beaucoup dans ce cadre, ainsi qu’à la rédaction des questions. Ce dernier point n’est pas un exercice simple lorsque l’on ne dispose pas d’une formation de journaliste. J’apprends en autodidacte et je trouve cela intéressant. J’évite d’ailleurs les questions de lieu commun, j’y recherche plutôt une certaine finesse, aussi pour mettre mon interlocuteur à l’aise.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

J’ai réalisé un pilote d’émission de télévision, que j’ai animé et réalisé par mes propres moyens, accompagnée en cela par des amis techniciens. Je pourrai davantage vous en dévoiler le contenu lorsqu’une concrétisation sera proche. Sur un thème assez « girly » que j’espère pouvoir élargir pour attirer aussi une cible masculine. C’est un format frais et court, dans l’esprit d’une bonne copine qui vous emmènera découvrir quelque chose.

Une boite de production s’est montrée intéressée par le projet et je suis actuellement à la recherche d’un annonceur pour « sponsoriser » l’émission. Il sera ensuite plus facile de convaincre les chaines.

Par la suite, aimeriez-vous vous spécialiser dans un art en particulier ?

Agée de 25 ans, je rentre, en tant que mannequin, dans la case « jeune maman ». De façon naturelle, les sollicitations sont moins nombreuses. Mais j’ai passé de très belles années dans ce milieu, depuis 13 ans.

Je continue à passer des castings en publicité car cet exercice me plait beaucoup. J’aime l’ambiance sur les tournages et les rencontres associées avec les équipes.

Mais j’aimerais beaucoup m’orienter vers l’animation télévisuelle à long terme. Il s’agit là du domaine qui m’attire le plus. J’y ai trouvé un juste équilibre entre le jeu avec les téléspectateurs et le fait d’apprendre au travers des rencontres et des thématiques abordées.

Même si je ne refuserai jamais de propositions en comédie car il s’agit de mes premiers amours. Je crois n’avoir pas envie de choisir en fait. J’aime avoir plusieurs casquettes et faire ce qui me plait.

6/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, comment faites-vous pour être efficace avec le réalisateur ? Comment vous organisez-vous avant ?

Tout dépend du contexte. Typiquement, le théâtre, au travers des répétitions, laisse davantage de temps aux comédiens. Pour mieux rentrer dans le personnage, apprivoiser le texte et développer l’histoire.

Contrairement aux séries télévisuelles où la réception du scénario est souvent tardive. Ce qui n’est pas toujours évident car, pour être bon, il est important de maitriser parfaitement son texte. J’ai la chance d’avoir une très bonne mémoire, grâce à mes années de pratique, ce qui est fort utile dans pareille situation. Même si, il faut bien le reconnaitre, il m’arrive d’être désemparée face à l’urgence d’un tournage, m’obligeant à aller à l’essentiel.

A l’inverse, lorsque les conditions sont plus favorables, j’aime apprendre mon texte sur le bout des doigts, de façon neutre dans un premier temps. Ce peut être en chantant sous la douche ou bien encore en faisant la cuisine. Les éventuelles rencontres avec les autres comédiens, dans le cadre de lectures, sont des moments privilégiés pour rentrer dans le rythme et connaitre les attentes du réalisateur.

7/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à s’intéresser à l’art, dans sa globalité ?

La situation économique a généré des restrictions, impactant notamment l’accès à l’art. Ce qui est, je trouve, dommage. A titre personnel, j’ai pu ouvrir, petite, mon esprit au contact d’activités culturelles.

Les pièces de théâtre mais aussi les expositions mettent en avant les différentes visions du monde. La culture permet de s’ouvrir aux gens. Il ne faut pas pour autant se forcer, mais il peut être intéressant de s’orienter vers des thématiques qui attirent.

La télévision, de part la diversité des programmes qu’elle propose, peut vous permettre de vous détendre, à l’issue d’une journée de travail bien remplie, mais ce n’est pas tout !

Le rôle de l’éducation nationale et parentale est aussi important, il faut emmener les enfants et les adolescents au théâtre, voir des expositions, etc. Les confronter à ce mode d’expression qu’est l’Art sous toutes ses formes les sort un moment de l’expression purement verbale et des réseaux sociaux, qui prennent une part de plus en plus importante dans nos vies.

Pour finir, soyez curieux! Cela vous fera du bien.

Cet échange fut un réel plaisir Davia !

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