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Le médias blog de Julian

La comédienne Charlotte Boimare nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

22 Octobre 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

La comédienne Charlotte Boimare nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Charlotte,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la télévision mais aussi de l’écriture. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Ma passion vient, je crois, de la musique. J’ai commencé à jouer du piano à l’âge de 5 ans et demi. J’ai réussi, après quelques années, à interpréter des morceaux avec lesquels je prenais beaucoup de plaisir. Le piano a pris de plus en plus de place dans ma vie;

Mes vingt-cinq années de piano ont été mon premier vrai contact avec le milieu artistique. Me permettant de me rendre compte que j’avais l’envie de raconter quelque chose.

Voyant beaucoup de films et allant très souvent au spectacle, l’envie de faire du théâtre avait toujours été présente dans un coin de ma tête. Ça n’est qu’après le bac que j’ai décidé de me lancer .Les cours que j’ai eu la chance de prendre ont été comme une révélation et, progressivement, cet art a pris le dessus car il me correspondait davantage.

En effet, contrairement à la musique, l’instrument à connaître, à maîtriser, à apprivoiser, sur lequel travailler, c’est soi !

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Quelque soit l’exercice, nous jouons une partition, sous une forme différente à chaque fois. Le rythme est un autre facteur commun, avec toute l’importante qu’il revêt.

Ajoutons l’exigence et la forte charge de travail associées à chacun de ces arts. Pour cela, mes années de piano m’ont aidé à me forger une exigence.

3/ Vous êtes actuellement en écriture de la pièce « Disrespect», avec Magali Solignat. Pièce sur la rivalité père/ fils et la difficulté de s’accomplir avec un père qui n’a jamais vraiment occupé son rôle paternel. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce projet et sur son avancée ?

Il s’agit de la deuxième pièce que j’écris avec Magali. Après « Touche-moi », en lien avec les rapports mère/ fille. La pièce vient d’ailleurs d’être éditée aux éditions de « Textes en Paroles ». Vous pouvez vous procurer l’édition numérique en suivant ce lien : http://www.textes-en-paroles.com

L’histoire de « Disrespect » est en fait tirée d’un fait divers, en l’occurrence un infanticide, qui s’est déroulé il y a deux ans en Guadeloupe. Qui a personnellement touché Magali. Aussi, ma participation a permis de prendre un peu de distance et de recul pour l’écriture.

Nous sommes d’ailleurs soutenus par des entités locales , Magali y possédant une compagnie, et nous recherchons actuellement une coproduction. Nous allons très certainement effectuer les lectures ainsi que la création en Guadeloupe, avant d’aller jouer en Martinique puis en France hexagonale.

Cette pièce tous publics est principalement à destination des adolescents. Nous aimerions faire des lectures dans des lycées, dans des zones sensibles voire, pourquoi pas, dans des prisons.

Nous allons essayer de distancer les choses et d’amener du décalage pour ne pas tomber dans le drame. Le sujet étant lourd, nous avons l’envie de l’alléger.

Avec Magali, nous sommes actuellement en pleine phase d’écriture et nous avons plaisir à collaborer ensemble. Notre travail est à la fois exigeant et ludique, ce qui est très agréable.

Nous avons comme objectif mai 2016 pour la première lecture publique. La finalisation de l’écriture étant espérée pour février l’année prochaine.

4/ Revenons d’ailleurs sur ces derniers moments avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez le bruit de la salle. Quel est alors le sentiment qui prédomine ? L’excitation d’une nouvelle représentation ? Ou le stress d’avant spectacle ?

Tout dépend du contexte. Typiquement, juste avant une première, le tract est tellement fort qu’il peut m’arriver d’avoir cet étrange sentiment de regret, me demandant quelles raisons m’ont poussé à accepter le projet.

Avant, très vite, de laisser apparaitre la joie d’avoir la chance de vivre pareil moment d’aboutissement d’un long travail. C’est, en fait, un luxe de pouvoir connaitre de tels instants.

Lorsqu’il s’agit d’un projet personnel, comme ce fut le cas pour la pièce « Touche-moi » que j’évoquais précédemment, l’émotion intense est mêlée à la joie de concrétiser des mois de labeur. (J’étais, je me souviens, à fleur de peau) on peut enlever ça !

L’agitation des démarrages se calme après quelques représentations mais, personnellement, un petit trac perdure malgré tout avant chaque nouvelle date. Pour autant, ce sentiment est porteur et donne de l’énergie.

5/ En parallèle, vous avez participé récemment à plusieurs courts-métrages sélectionnés dans différents festivals. Notamment « La demeure ». Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Je garde un formidable souvenir de ce tournage. C’est, en quelque sorte, un film de genre et « d’horreur », avec beaucoup d’humour très décalé. Trois campeurs sont perdus et trouvent refuge dans une maison abandonnée. Mais sont-ils vraiment les bienvenus ? Plein d’évènements vont ensuite se produire.

Le film fonctionne bien , j’ai assisté à plusieurs projections pendant lesquelles le public a beaucoup ri. Tout en ayant peur à d’autres moments.

Pour la suite, le réalisateur a écrit le long-métrage et travaille activement à sa concrétisation.

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ? Avez-vous le souhait de vous concentrer sur un exercice en particulier ?

Avoir plusieurs casquettes simultanées me plait. Par exemple, au travers de la co-écriture de « Disrespect », je suis à la fois auteur et je m’écris un rôle dans la pièce. Il y a donc un vrai mélange des activités.

L’écriture me permet de ne pas être dépendante du désir des autres et développer par moi-même mes propres projets.

7/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

J’aime, depuis toute petite, que l’on me raconte des histoires. Mon père faisait cela très bien et s’arrêtait chaque soir au moment crucial pour m’inciter à attendre impatiemment la suite le lendemain.

Cela a développé mon imaginaire et m’a donné l’envie d’être sur scène et de jouer au cinéma ainsi qu’en télévision. Pour faire réfléchir le public, le faire rire, rêver et voyager. Ce que j’essaie de faire au mieux et j’espère sincèrement que cela vous plait.

Ce fut un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie Charlotte !

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