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Le médias blog de Julian

Cyril Aubin, comédien, met en avant son actualité ainsi que ses projets artistiques !

11 Octobre 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Cyril Aubin, comédien, met en avant son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Bonjour Cyril,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous étiez, en juillet dernier, sur les planches du Festival d’Avignon pour la pièce « Pourquoi faire simple ? », aux côtés de Fabienne Galloux, Laurent Hugny et Fabrice Donnio. Comment présenteriez-vous ce vaudeville moderne mené à cent à l’heure ?

La pièce met en avant un directeur artistique dans l’édition, à la vie plutôt tranquille, qui va connaitre une succession de péripéties dans la même journée.

Commençant par un problème téléphonique qu’il tente de réparer avec son fournisseur, en même temps qu’arrive un plombier sans gêne pour s’occuper d’une fuite d’eau dans la chambre dans laquelle vient juste d’être posé un parquet norvégien.

Sa maitresse choisit ce même moment pour débarquer et lui annoncer que son mari, qui est en l’occurrence son meilleur ami, est au courant de leur liaison.

S’enchainent alors les quiproquos, les non-dits et les cachotteries, dans la plus pure tradition d’un vaudeville. L’intimité des personnages y est progressivement dévoilée et l’on comprend mieux notamment l’origine de la relation d’adultère. Ajoutons que, à cause d’une porte qui ferme mal, les personnages vont même se retrouver enfermés.

2/ Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Il faisait très chaud (rires). La forte température de 40 degrés reste l’un des premiers souvenirs de ce festival. S’agissant d’une création, nous avons passé aussi beaucoup de temps à distribuer des tracts, ce qui fut l’occasion d’échanger avec le public et d’engager de belles conversations.

Nous sommes ainsi allés chercher les spectateurs au travers d’autres moyens que ceux traditionnellement utilisés, comme internet, la télévision ou bien encore la presse.

C’est un super souvenir, une expérience forte et riche en rencontres promettant un bel avenir à la pièce. Nous avons un très bon et agréable festival.

En outre, quelle suite aimeriez-vous y donner : des dates parisiennes ? une tournée provinciale ?

Les démarches semblent parties dans ce sens. Notre producteur souhaite en effet effectuer une représentation exceptionnelle, un show case, pour justement promouvoir la pièce et trouver un coproducteur ou du moins un théâtre qui finance le spectacle.

Nous attendons actuellement des réponses pour des dates sur scène au mois de novembre.

3/ La pièce « Piège à Matignon » se poursuit en tournée. Comment se passe cette belle aventure théâtrale ?

Cela se déroule vraiment très bien. Il faut d’ailleurs noter que j’ai rejoint l’équipe à l’issue de ma participation à la pièce « Le repas des fauves » au théâtre Michel. D’un contexte lourd, l’histoire se déroulant pendant la guerre, j’avais l’envie de m’amuser à présent dans un genre plus léger.

C’est une comédie politico-boulevardesque avec Nathalie Marquay, Philippe Risoli, Jean Lenoir et Marie-Laure Descoureaux. Le public passe, je crois, un agréable moment de rigolade sous couvert de politique. Nous faisons une très bonne tournée et c’est toujours un plaisir de signer des dédicaces.

La pièce met en avant un homme politique sur le point de devenir ministre, voire premier ministre. Mais une machination, dont je fais d’ailleurs parti, se met en place contre lui. Il est en fait découvert habillé en femme au bois de Boulogne, compromettant ainsi son avancée professionnelle.

4/ De façon plus générale, quels sont vos autres envies et projets artistiques du moment ?

Je retrouve, à 46 ans, l’envie d’émouvoir et de ne pas avoir peur de mes sentiments. Aussi, vous pourrez me retrouver, en novembre prochain, dans le téléfilm « Meurtres à La Rochelle ». Où j’y interprète un homme de mon âge, mais qui est resté bloqué mentalement à 12 ans, suite à un accident cérébral.

Il m’a fallu travailler ce rôle de façon très simple et pas du tout caricaturale. J’ai, pour cela, longuement échangé avec ma partenaire Dounia Coesens.

Même si j’adore faire rire et jouer la comédie, cette expérience m’a donné l’envie de développer des interprétations plus sentimentales.

Ce qui rejoint d’autres projets, aussi au théâtre, que je poursuis actuellement. Notamment une pièce avec une amie, Emilie Deville, dont le compagnon écrit beaucoup. Dernièrement « Les pieds dans le vide », qui évoque la rencontre de deux personnes le jour où elles veulent toutes deux se suicider.

Cette histoire, très subtilement écrite, est pleine de rebondissements : d’abord dans le rejet, les personnages vont ensuite voir leur relation évoluer. La solitude actuelle dans les grandes villes, la maladie ainsi que la difficulté de communiquer sont autant de thèmes mis en avant.

Cette interprétation serait l’occasion d’une remise en cause personnelle, me plongeant dans des domaines artistiques moins connus du public et qui font souvent appel à des faiblesses ou des blessures personnelles. Dépasser cet état et les rendre publiques permettent, de façon générale, une pièce plus forte en émotions et, bien souvent, les gens s’y retrouvent et sont alors dans l’empathie.

5/ Revenons quelques instants à ces derniers instants au théâtre, juste avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé et que vous entendez le bruit de la salle. Quel est alors le sentiment qui prédomine en vous : l’excitation de retrouver le public pour une nouvelle représentation ? ou l’inquiétude et le stress, bien compréhensibles, d’avant spectacle ?

Tout dépend, je pense, du nombre de représentations déjà effectuées. La première est un mélange d’excitation, d’envie, d’interrogations et de perditions.

Inversement, après de multiples dates, il faut veiller à rester vigilant et concentré. Personne n’est en effet à l’abri d’un incident ou d’un décalage.

A titre plus personnel, bien qu’un mélange de sentiments soit présent, l’excitation prédomine. J’ai appris, avec le temps, à me faire confiance pour surmonter autant que possible mes inquiétudes. Même après dix jours sans représentation, lorsque la crainte d’avoir oublié son texte revient. Le travail fait en amont m’aide à dépasser cette angoisse naissante.

Chaque soir étant différent, l’excitation d’une nouvelle représentation est encore plus accentuée.

6/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, au travers notamment du théâtre, du cinéma, de la télévision et des doublages. Qu’est-ce qui vous plait tant dans ces différents arts ? D’ailleurs, quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Le doublage nous apprend énormément car nous n’avons pas toujours connaissance de l’ensemble de l’histoire ni même d’un contexte explicite et détaillé. Parfois seules les scènes concernées nous sont présentées. Il est donc nécessaire d’être excessivement attentif à ce que fait l’acteur pour être le plus pertinent dans l’imitation. L’extériorisation, l’instantanéité et la spontanéité qui en découlent sont très importants.

Ces aspects critères sont très utiles, notamment lors de castings car il faut très vite y maitriser une situation et un personnage.

A l’inverse, le théâtre permet un réel approfondissement, le temps étant laissé pour travailler le personnage. Quant à la télévision, j’y suis sur les plateaux comme un poisson dans l’eau. Etant tombé dedans dès l’âge de dix ans. J’adore discuter avec les techniciens car j’envisage aussi de me diriger vers la réalisation.

7/ Pour conclure, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre actualité et notamment à venir vous voir sur scène ?

Soyez curieux ! Le théâtre ne cesse de nous réserver de belles surprises. J’ai, par exemple, découverts des talents émergeants au travers de « La troupe à Palmade ». Ils apportent richesse, nouveauté et sang neuf. Bref, allez au théâtre !

Ne vous laissez pas aveugler par trop d’images qui vous sont imposées, prenez le temps de vous balader, notamment en forêt, et de faire votre propre sélection.

Laissez-vous surprendre, n’hésitez pas à aller voir des acteurs dans des registres dans lesquels vous ne les attendez pas.

Si vous le souhaitez, foncez prendre des cours de théâtre pour découvrir l’envers du décor et les sensations qui y sont associées.

Merci beaucoup Cyril pour votre gentillesse et votre disponibilité.

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