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Le médias blog de Julian

Pauline Bression, comédienne, nous dévoile son actualité et évoque ses envies artistiques !

16 Août 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Pauline Bression, comédienne, nous dévoile son actualité et évoque ses envies artistiques !

Bonjour Pauline,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous étiez sur les planches du théâtre Les feux de la rampe, au mois de juillet, pour la reprise de la pièce « C’est pas gagné ». Où vous y avez interprété le personnage de Marie, aux côtés de Juliette Chêne et Jean-Charles Chagachbanian. Quels souvenirs gardez-vous de cette belle expérience ?

Pleins de souvenirs me reviennent. Les représentations se sont déroulées sur un mois, nous espérons en faire davantage mais déjà en quinze dates il y a beaucoup de bons moments.

Je retiendrais avant tout mon intégration à cette chouette aventure, que j’ai apprise seulement deux semaines avant la première. Augmentant d’autant mon excitation car j’adore ce genre de chalenge.

J’avais très envie de travailler avec Jean-Charles, que je connaissais via la série «Plus Belle la Vie», et Juliette que j’avais déjà rencontré mais avec qui je n’avais pas travaillé. Ajoutons que ce fut aussi un réel plaisir de travailler avec le metteur en scène Patrick Chêne.

Il m’est donc impossible de ne retenir qu’un seul souvenir, je suis plus marquée par la globalité de l’aventure qui s’est très bien déroulée professionnellement et humainement. J’espère que l’histoire continuera.

2/ Souhaiteriez-vous poursuivre les représentations à la rentrée, que ce soit à Paris ou en tournée, en province ?

Nous aimerions tous beaucoup ! J’aime beaucoup le principe de la tournée, permettant d’aller à la rencontre d’un public que nous n’avons pas eu l’occasion de voir sur Paris. Nombreuses sont d’ailleurs les demandes de passionnés dans ce sens.

Une telle organisation est complexe à mettre en place mais nous serions tous les quatre ravis si une concrétisation pouvait avoir lieu.

3/ Revenons quelques instants à ces derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé et que l’on entend l’ambiance de la salle. Quel est alors le sentiment qui vous prédomine ? L’excitation de démarrer la représentation ? Ou bien l’angoisse et le stress, qui seraient bien compréhensibles ?

C’est un mélange des deux. Le stress se fait toujours ressentir car il n’est jamais anodin de monter sur scène face à un public s’étant spécialement déplacé pour assister à la représentation. Mais bien sur cette sensation n’est pas contreproductive, elle est même plutôt stimulante.

L’excitation ressentie est à lier à l’impatience de découvrir les réactions du public. Aucun soir ne ressemble au précédent ni même au suivant. La sensibilité des spectateurs varie systématiquement, ce qui est passionnant et ludique.

4/ En parallèle, les téléspectateurs de France 3 peuvent vous retrouver dans la série à succès « Plus belle la vie » avec le personnage d’Emma. Une jeune adolescente qui a eu des relations compliquées avec sa maman, qui vit actuellement avec son beau-père mais qui a, semble-t-il, trouvé l’amour. Racontez nous cette chouette aventure qui a démarré, vous concernant, en fin d’année dernière ?

Ma première journée de tournage a eu lieu effectivement le 24 novembre dernier, avec Mélanie Guth qui interprète ma mère, et Jean-Charles qui interprète mon beau père que j’ai ensuite retrouvé comme mon beau-frère au théâtre.

Cette expérience est fabuleuse et merveilleuse ! Il faut être sur place pour se rendre réellement compte de l’organisation incroyable que génère cette série.

Après avoir précédemment tourné des publicités et quelques films institutionnels, il s’agit là de ma première expérience sur une série aussi bien rôdée. N’ayant appris que trois jours avant mes premiers pas en plateaux que j’étais retenue pour le rôle, je ne me suis pas posée de question.

J’apprends beaucoup aussi au travers de l’organisation des tournages. Il n’y a pas de place pour l’à-peu-près, tout est calé au millimètre. Les onze années d’ancienneté de la série aident à cela.

5/ Si vous en aviez la liberté, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

Depuis qu’Emma a trouvé l’amour, son côté rebelle un peu excessif a été gommé. A juste titre d’ailleurs, se sentant mieux dans sa peau et étant à présent davantage intégrée parmi les habitants du quartier.

Il sera important pour autant, je pense, de veiller à ne pas effacer totalement cet aspect de sa personnalité. Les six mois déjà passés au Mistral ne peuvent suffire à inhiber pleinement un trait de caractère aussi important. Plusieurs années sont sans doute nécessaires pour cela. Les auteurs y sont d’ailleurs attentifs, ce que j’apprécie.

Je trouverais pertinent d’approfondir le contenu littéraire des études suivies par Emma. Comme ce fut déjà le cas au travers du concours de nouvelles au début de l’été. Sans oublier l’intérêt de mon personnage pour la boxe. Le parallélisme des deux serait, je pense, très intéressant à mettre en avant.

6/ A titre plus personnel, comment avez-vous réussi à mener de front, en juillet, la poursuite des tournages sur Marseille ainsi que les représentations théâtrales à Paris ?

Le train est devenu mon meilleur ami… J’ai eu la chance de ne pas avoir de tournage début juillet, me permettant de rester sur Paris pour la fin des répétitions et les premières représentations. Ce confort fut très appréciable.

Une fois les séquences de « Plus Belle à vie » à nouveau au programme, la production a fait en sorte de me libérer en fin de semaine pour que je puisse remonter sur Paris. L’ensemble s’est bien passé et j’ai ainsi pu rester pleinement concentrée à la fois sur les plateaux de tournage et sur scène.

7/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment préparez-vous votre texte avant d’arriver sur le plateau de tournage ?

Chacun a sa propre organisation. A titre personnel, j’utilise systématiquement un support de texte imprimé. J’aime pouvoir y gribouiller et surligner mes répliques.

Je ne cherche pas à apprendre mes textes dès leur réception. Je commence par une première lecture pour en maitriser le contexte. J’apprends le contenu plus en détails deux à trois jours avant, et plus méticuleusement la veille. Afin de respecter au plus juste les mots choisis par les auteurs.

Une marge de liberté nous est laissée, dans la mesure du respect du sens et de la volonté des rédacteurs. Typiquement, il m’est arrivé de substituer des termes d’adolescents que je ne connaissais pas, tout en gardant l’idée initiale.

8/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous poursuivre, en parallèle, ces différents arts que sont le théâtre et la télévision ? Ou, à l’inverse, souhaitez-vous vous concentrer davantage sur l’un d’entre eux?

Mes envies sont nombreuses. J’adorerais poursuivre l’aventure sur les planches, un art qui me passionne. Sans oublier les tournages, car le mélange des deux domaines est nécessaire à mon épanouissement.

Participer à une série populaire qui accompagne le quotidien des spectateurs me plait énormément, j’en suis fière. En parallèle, je souhaiterais défendre des causes qui me touchent et auxquelles je suis sensible. Comme j’ai pu le faire récemment sur un court métrage traitant de l’homophobie. La défense des femmes battues, est un thème par exemple que j’ai étudié lors de mon master de droit et que j’aimerais pouvoir traiter à l’écran.

J’apprécierais tourner aussi sur des moyens ou longs métrages. L’esthétique y est différente, les comédiens ayant plus de temps. L’idée artistique du réalisateur y est ainsi davantage approfondie.

L’image travaillée pour défendre une cause est donc, vous l’aurez compris, une envie forte !

9/ Vous évoquiez le master de droit que vous avez précédemment effectué. Comment êtes-vous ensuite devenue comédienne ? Quel est le lien entre les deux ?

J’ai toujours beaucoup aimé les études, et dans le droit les causes à défendre sont nombreuses, ce qui me plaisait énormément. Alors j’ai été jusqu’au master.

Je n’oubliais pas pour autant, à cette période, mon amour pour l’art. Assistant à de nombreux spectacles et participant à de multiples cours de danse. Aussi, la passion a pris le déçu. J’ai cédé à la comédie.

10/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et à vous retrouver sur France 3 mais aussi, par la suite, dans vos futurs projets ?

La variété de mon travail et de mes envies me permet de participer à de beaux projets. Il est, je crois, agréable de suivre un comédien ayant le souhait de faire des choses différentes les unes des autres.

J’ai eu la chance, au théâtre, de prendre part à une comédie romantique, après avoir joué dans un drame familial. La série de France 3 touche beaucoup de personnes et en parallèle, d’autres causes profondes me tiennent également à cœur.

La diversité de mes envies, je l’espère, vous plaira. D’autant que j’y reste moi-même car ce sont autant de thématiques qui m’intéressent.

Ce fut un plaisir, Pauline, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

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