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Le médias blog de Julian

Patricia Kell nous dévoile les secrets de la pièce de théâtre "La plume de Maât" !

24 Mai 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Patricia Kell nous dévoile les secrets de la pièce de théâtre "La plume de Maât" !

Bonjour Patricia,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous serez prochainement au théâtre au centre culturel « Le Chêne », aux côtés de Florian Guillaume, dans la pièce « La plume de Maât ». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter le contenu?

La pièce met en avant une relation très conflictuelle entre une mère et son fils. Leur amour est quasi-impossible, du fait d’un secret inavouable que la mère garde au fond de son cœur.

L’histoire est très forte et très belle car elle va emmener les deux personnages vers un règlement de compte qui débouchera sur une réconciliation. Pour y parvenir, beaucoup de conflits et d’incompréhension de part et d’autre seront à noter. Ainsi que de la mauvaise foi de la part de mon personnage, car il n’est jamais facile de révéler à son fils un secret aussi terrible.

Tout cela se passe à un moment très particulier de leur vie.

2/ Vous y incarnez donc la maman. Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle s’appelle Jeanne, c’est quelqu’un de dynamique, sensuelle, vivante, empreinte d’un grain de folie et à priori très forte. Mais elle reste fragilisée à cause, justement, de ce secret.

Nous l’avons dit, elle est de mauvaise foi. Ajoutons qu’elle est difficile d’accès. Elle n’a pas l’habitude d’être affectueuse ni maternelle, elle est assez dure.

Paradoxalement, elle aime faire la fête et se moque de ce que l’on pense d’elle. C’est un personnage bouillonnant !

3/ Ce conte tragi-comique, nous l’avons dit, raconte une relation mère/ fils rendue quasi impossible par un inavouable secret. Quelles sont les clés artistiques pour retranscrire avec brio pareille situation ?

Je ne sais pas s’il existe réellement de clés artistiques. Pour moi il est surtout important de faire venir à soi toutes les caractéristiques du personnage, pour pouvoir les retranscrire sur scène. J’aborde toujours un personnage un peu comme le sculpteur aborde sa matière.

A titre personnel, je n’ai pas connu ce qu’a vécu mon personnage de Jeanne. Mais, en étant comédienne et en comprenant très bien ses failles, ses défauts et ses qualités, je pense arriver à retranscrire ses émotions, qui sont très fortes.

Pour être honnête, je m’inspire aussi de moi-même en me demandant ce qui se serait passé si j’avais vécu quelque chose de similaire. Mais ma principale inspiration reste des femmes que j’ai connues et qui ont vécu des situations pas forcément identiques mais du moins semblables. Ce qui permet d’observer des comportements et des réactions face à ces situations et ces drames.

4/ Peut-on rappeler les dates et horaires des représentations. Une reprise à la rentrée est-elle envisagée ?

Elles se dérouleront au centre culturel Le Chêne, à Villejuif (131 avenue de Paris), proche du métro Villejuif – Léo Lagrange. Nous serons sur scène du mardi 9 juin au samedi 13, à 20h. Peut-être y aura-t-il une représentation supplémentaire le dimanche 14 dans l’après-midi, mais ce n’est pas encore sûr.

Je tiens à rappeler que « La plume de Maât » est une pièce écrite et mise en scène par Daniel Charlier. C’est une très belle œuvre ! Une création originale, avec un décor singulier, une musique originale signée par David Venitucci, et des costumes créés pour la pièce par le styliste Tim Bargeot

J’espère que nous reviendrons à l’affiche au-delà des dates évoquées, car la pièce a réellement sa place dans un théâtre parisien.

5/ A quelques jours de la première, vous êtes en pleines répétitions. Comment se déroulent-elles ?

Tout se passe bien ! Nous avons beaucoup de travail à effectuer, car c’est une pièce très physique. En plus du texte relativement imposant, je travaille quelques petits instants de chorégraphie et de chants.

Nous avons la chance d’avoir en Daniel, un excellent metteur en scène, assisté par Nawel Debbagi, qui nous encadrent dans la préparation de cette création d’une heure quarante environ.

6/ Quel est actuellement le sentiment qui prédomine en vous, avant de vous lancer dans cette nouvelle aventure : l’excitation et l’envie d’arriver rapidement à la première, ou bien, au contraire, l’inquiétude et l’angoisse légitimes avant tout lancement d’une nouvelle œuvre ?

Il y a, je crois, un mélange des deux. Existent effectivement l’angoisse et le trac d’être bien préparée et ne pas avoir de trou de mémoire. Plus les jours avancent et plus le trac grandit en moi.

En parallèle, l’excitation d’être vite à la première est bien présente, pour accoucher de ce magnifique bébé qu’est la pièce.

7/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur la scène du théâtre Le Chêne ?

C’est très sincèrement un thème magnifique ! La relation filiale est une très belle histoire.

Ce n’est pas uniquement un drame : sur un sujet sérieux viennent s’ajouter de vrais moments drôles, avec de l’humour et de l’autodérision de la part des personnages, des moments décalés dans leurs comportements.

Avec une thématique aussi intelligente, si bien écrite et développée par le metteur en scène Daniel Charlier, il ne faut pas hésiter à venir. Vous allez, je le crois, être à la fois touchés et émus, tout en passant par des moments de rigolades.

Un grand merci Patricia pour ce nouvel entretien !

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