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Le médias blog de Julian

Benoit Gourley nous raconte son parcours et ses projets !

4 Mai 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Benoit Gourley nous raconte son parcours et ses projets !

Bonjour Benoit,

C’est un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Votre parcours met en avant vos différentes cordes de votre arc artistique. Vous êtes en effet un homme de télévision, de cinéma mais aussi de théâtre. Aussi, très simplement, comment présenteriez-vous et résumeriez-vous votre parcours ?

J’ai un parcours effectivement assez éclectique. Je fais en moyenne une pièce de théâtre chaque année, j’aime bien m’y régénérer pour y puiser quelque chose de singulier. Lorsque je ne suis pas sur scène, je suis très vite en manque de théâtre.

Parallèlement à cela, j’ai fait énormément de téléfilms et de séries. J’ai été récurrent, il y a très longtemps, sur « Commissaire Moulin ».

A côté de cela, j’apparais aussi, de façon ponctuelle, au cinéma, dans des petits rôles. Sans oublier la publicité, les voix et les doublages… Le panel est très large !

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différentes thématiques ?

Toutes ces activités se nourrissent mutuellement par interaction. Typiquement, faute de temps, j’avais dû mettre le théâtre de côté il y a quelques années. Lorsque je suis remonté sur scène, je me suis très vite rendu compte que toutes mes expériences ex-théâtre vécues entre temps m’avaient beaucoup aidé et que j’avais grandi grâce à elles.

3/ Vous avez participé à des téléfilms et séries télé en Français et en Anglais. Ressentez-vous un changement et une adaptation particulière pour les tournages dans la langue de Shakespeare ?

J’ai eu la chance de vivre en Angleterre avant que je décide d’être comédien et, depuis, j’entretiens cette langue que j’ai toujours beaucoup aimée. Ce qui me permet de travailler sur la mémoire en permanence. Lorsque je n’ai pas de texte à apprendre, je perfectionne mon anglais chaque jour.

J’ai eu la chance de tourner aux Etats-Unis ainsi qu’en Angleterre mais je n’ai pas pour autant une approche différente de mon rôle que lorsque je joue en français.

J’adorerais faire du théâtre en anglais. J’ai toujours mis un point d’honneur à gommer toute trace d’accent français.

4/ Les rythmes de tournage sont généralement soutenus. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous préparez-vous ?

Tout dépend du projet. D’une façon générale, j’ai plutôt tendance à respecter les mots de l’auteur. J’aime travailler à la virgule près quand c’est bien écrit.

Cela dit existent en télévision des produits pouvant nécessiter une mise en bouche personnelle du texte par l’acteur. Mais certains réalisateurs n’apprécient pas cette éventuelle « réécriture », ce que je comprends tout à fait. A l’inverse, quand cela est possible, je m’approprie le texte, tout en ayant le respect de l’auteur.

Quelque soit la situation, il est fondamental, en arrivant sur le plateau, de connaitre son texte sur le bout des doigts. Faute de quoi, on ne trouve aucune liberté pour explorer et aller chercher au plus profond de soi. Également par respect pour ses partenaires. Le travail en amont est donc fondamental pour avoir une totale liberté d’expression.

5/ Vous serez l’un des principaux comédiens du court-métrage « Silence », pour lequel le site de financement participatif KissKissBankBank a été sollicité. Pouvez-vous nous présenter ce projet ?

C’est un court-métrage actuellement en réécriture, avec pour thème la violence conjugale. Le tournage se fera dans le Loir et Cher.

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je viens de tourner dans un court-métrage qui s’appelle « Résilience » avec le réalisateur Thierry BARRIER. C’est une partition très bien écrite aux frontières de l’absurde, une sorte de « Buffet froid ». Je me suis régalé sur cette aventure !

Je vais également jouer dans deux web séries. Je vous en reparlerai prochainement.

Je suis attiré depuis de nombreuses années par la comédie. C’est une fibre qui était présente en moi depuis très longtemps et qui je pense, arrive aujourd’hui à maturité. En tout cas, j’ai envie d’aller dans ce sens.

Je suis aussi dans l’attente d’une confirmation pour une création au Festival d’Avignon. Tout dépend en fait d’une source de financement. Aussi, peut-être serai-je en répétition en mai et juin pour être sur les planches du festival en juillet.

En parallèle, j’avais joué l’an dernier au Théâtre des deux rives à Charenton la pièce « Le jardinier de la mer rouge », l’histoire d’un jardinier qui se fixe pour objectif de sauver un enfant autiste en l’extrayant d’un institut psychiatrique. Une tournée avec cette pièce est en négociation.

Enfin, j’ai un projet de long-métrage aux côtés de François BERLÉAND. Des discussions sont actuellement en cours avec la production.

7/ Revenons quelques instants sur vos débuts. Comment vous est venue l’envie de devenir comédien ?

Adolescent, j’étais ami avec Jacques BONNAFÉ. Nous sommes tous les deux originaires de Douai (tout comme Albert DUPONTEL). A l’âge de 14 ans, il savait qu’il serait comédien, ce qui n’était pas encore mon cas. Le déclic peut se faire à tous les âges. Chez moi, ça a été un peu plus tardif.

J’ai fait des études qui m’ont amené à l’étranger notamment en Angleterre. J’allais beaucoup au cinéma et puis j’ai découvert le théâtre et les beaux textes. J’ai décidé d’être comédien après tout ce parcours. J’avais 24 ans.

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

J’ai l’optimisme de croire, en toute modestie, que les meilleures choses me concernant sont à venir. Ce métier est un vrai marathon et tenir en longueur en est le vrai secret. Lorsque j’ai engagé cette course de fond, j’en étais conscient et j’avais cette détermination.

Aujourd’hui, après trente ans de métier, j’ai toujours la même détermination et l’énergie ne m’a pas quitté. De belles rencontres sont encore devant moi.

J’incite donc vos lecteurs à continuer à me suivre, pour découvrir les beaux projets auxquels je participerai.

Merci beaucoup Benoit pour cet agréable échange.

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