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Le médias blog de Julian

Léa Lando, humoriste actuellement sur scène, nous présente son dernier spectacle !

12 Avril 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Léa Lando, humoriste actuellement sur scène, nous présente son dernier spectacle !

Bonjour Léa,

Quel plaisir d'effectuer ce nouvel entretien en votre compagnie.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, chaque lundi soir, à 21h, au théâtre des Mathurins, dans votre spectacle « Elle tue ». Pour commencer, pourriez-vous svp nous décrire le contenu du spectacle ?

J'essaie de parler de plein de thèmes que l'on ne retrouve pas dans les autres one-woman shows. J'évite donc les sujets qui sont trop orientés sur les relations hommes-femmes ainsi que les standards qu'utilisent les filles sur scène.

Je parle un peu de mes origines, mais aussi des animaux, de l'immobilier, mais à ma façon, puisque je mets mon corps en vente en faisant un parallèle avec le patrimoine immobilier. J'évoque aussi les enfants, la politique et l'actualité.

Il y a toujours des nouveautés d'une semaine à l'autre.

2/ Vous virevoltez d'un sujet à un autre, avec une incroyable maestria et un humour incisif. Quelles sont les principales clés et entrains du spectacle ?

Beaucoup de gens viennent voir une jeune femme sans savoir vraiment ce qu'elle peut dire, et je crois qu'il y a un vrai décalage entre mon physique et ce que je peux « balancer » sur scène. Du coup, cela étonne toujours.

Mon côté incisif et un peu grinçant est plutôt rare chez une fille. L'humour noir est vraiment mon style d'humour. J'attache aussi beaucoup d'importance à l'écriture. J'aime bien présenter des choses au second degré, j'aime bien laisser le public réfléchir aussi.

D'où provient le titre « Elle tue » ?

J'ai d'abord essayé de trouver une affiche que les gens retiendraient, car je n'étais pas connue. Puis j'ai eu cette idée en voyant un paquet de Marlboro, je me suis dit qu'il pourrait être bien de remplacer ces deux bords rouges par des rideaux.

De là est venu le titre du spectacle qui, du coup, a un rapport avec mon côté grinçant et corrosif.

Etes-vous l'auteur de vos sketchs ?

Je suis l'auteur de tout ce que j'écris, à la virgule près. Je me suis également mise en scène. Pour moi, c'est très important. Mon premier métier est d'être auteur, avant d'être sur scène, donc j'attache vraiment beaucoup d'importance à cela.

Nous l'avons dit précédemment, vous faites évoluer le contenu du spectacle au fur et à mesure des représentations et aussi de l'actualité.

Tout à fait ! J'aime beaucoup l'actualité, cela me passionne depuis que j'ai commencé à écrire des blagues et des monologues sur l'actualité. Du coup, je me lève en allumant BFM ou I-Télé.

J'aime bien recroiser deux actualités qui n'ont pas de rapport et faire en sorte qu'elles aient une cohérence.

3/ La salle comprend environ une centaine de places. Comment intégrer la complicité et la proximité que cela engendre avec le public dans votre jeu et votre interprétation ?

Le théâtre des Mathurins fait 86 places exactement. J'aime cette proximité que l'on a avec le public, je trouve que c'est beaucoup plus chaleureux. D'ailleurs, à chaque fois que j'ai joué en province, dans des plus grandes salles, où il y avait une distance entre la scène et les gens, j'étais moins à l'aise et les gens aussi.

J'aime bien être proche du public, comme dans la vie où j'aime bien être proche des gens. Du coup, le théâtre des Mathurins s'y prête bien.

Les petites salles sont assez intimistes et je trouve que c'est mieux, pour découvrir un artiste, de se sentir proche de lui.

4/ Que peut-on vous souhaiter pour la suite du spectacle ?

Le spectacle est toujours, au bout de deux ans, « work in progress », comme j'aime à dire. J'essaie toujours de le faire changer de semaine en semaine, de le faire évoluer, de l'améliorer.

Selon moi, c'est comme une toile de maître, on a du mal à mettre le dernier coup de pinceau, on n'est jamais satisfait, on a envie que ce soit meilleur encore. Du coup, j'y travaille toutes les semaines.

On peut donc me souhaiter d'atteindre le niveau du spectacle que j'ai en tête. Qui n'est pas encore du tout abouti.

5/ L'année dernière, vous effectuiez quelques pastilles radiophoniques aux côtés d'Anne Roumanoff. Quels souvenirs conservez-vous de cette expérience ?

C'était vraiment génial. Je suis vraiment triste que l'émission se soit arrêtée, comme Anne d'ailleurs. L'émission marchait, nous commencions à trouver notre rythme de croisière, l'ambiance avec l'équipe était géniale.

Ces pastilles m'ont forcé à avoir une rigueur de travail, à écrire deux papiers chaque semaine, un sur l'actualité et un autre sur l'invité. Ce n'est pas évident, mais cela m'a apporté de la discipline et m'a appris beaucoup de choses. Notamment le travail d'équipe.

Je regrette que l'émission ne soit plus à l'antenne, cela me manque.

Aimeriez-vous tenter à nouveau l'aventure de la radio ?

Oui, avec plaisir ! J'avais déjà fait de la radio il y a longtemps et c'est vraiment un exercice différent de la scène que j'aime aussi beaucoup.

6/ En parallèle, vous participez à quelques spectacles d'amis humoristes. Quelles complémentarités y retrouvez-vous comparativement à votre spectacle en solo ?

C'est toujours plus riche car il y a deux univers qui se regroupent, qui se rejoignent pour former quelque chose d'harmonieux. C'est comme un guitariste qui joue avec un pianiste, c'est toujours plus riche.

J'aime bien partager et découvrir d'autres personnes. Quand cela se passe avec des gens avec qui je m'entends déjà bien dans la vie, c'est génial de faire quelque chose ensemble et que ça prenne forme.

Je pense à Claudia Tagbo par exemple, qui m'invite toujours sur scène, ou bien encore Anne Roumanoff qui m'avait invité sur « Les duos d'Anne Roumanoff » qui sont encore diffusés sur Paris Première.

C'est génial car, en plus, nous écrivons alors des choses nouvelles. C'est encore du travail que j'aime bien !

7/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir en spectacle ?

Venez, venez ! J'ai fait exprès d'être sur scène le lundi car peu de personnes jouent ce jour-là de la semaine, donc il y a moins de spectacles à aller voir et donc moins d'hésitation.

C'est aussi bien de découvrir de nouveaux artistes plutôt que d'aller voir toujours les mêmes. C'est intéressant également de découvrir de nouveaux univers.

C'est différent des autres one-woman shows. On me dit souvent que j'ai un style à part, parce que je mélange plusieurs styles d'humours et plusieurs façons de les faire. Ce n'est ni du stand-up, ni du sketch, mais il y a un plein mélange de tous ces ingrédients.

Il peut y avoir de l'humour corrosif, de l'humour subtil, comme de l'humour complètement absurde. Je me mets par exemple, à un moment donné, dans la peau d'un poil pour exprimer ce qu'il ressent quand il a la chair de poule.

Bref, je fais sur scène plein de choses décalées et je trouve ce mélange d'humours assez complet. C'est comme une pizza quatre fromages, elle est meilleure qu'une margherita.

Merci beaucoup Léa de nous avoir accordé un peu de votre temps !

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