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Le médias blog de Julian

La comédienne et réalisatrice Audrey Pouffer nous présente son actualité !

12 Avril 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

La comédienne et réalisatrice Audrey Pouffer nous présente son actualité !

Bonjour Audrey,

Merci tout d'abord de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Nous pourrons, à partir du 19 novembre prochain, vous découvrir dans le long-métrage de Virgil Vernier, « Mercuriales », dans le rôle d'Audrey. Pour commencer, pourriez-vous tout d'abord nous en dire davantage sur le fonctionnement de ce film ?

Virgil n'écrit pas de scénario classique, il aime l'improvisation. Il utilise beaucoup ce qu'il se passe sur le tournage. Ce qu'il fait est assez expérimental pour moi.

Qui est Audrey dans le film ?

J'ai tourné dans deux séquences. Je connaissais le thème, je savais ce que je devais faire mais il n'y avait aucun dialogue appris auparavant.

Dans l'une des deux séquences, je tire les cartes à une collègue. Comme je le fais déjà dans la vie, mon expérience personnelle m'a été très utile !

Concernant l'autre séquence, ce sera la surprise, vous la verrez en allant voir le film !

Quelles sont, selon vous, les principales clés pour réussir avec brio ce genre d'interprétation ?

Le lâché-prise, vivre vraiment la situation et être le personnage.

Peut-être peut-on rappeler le reste de la distribution ?

Philippine Stindel et Ana Neborac.

Il y a aussi Aurélia Poirier, qui est une très bonne actrice !

2/ En parallèle, vous avez écrit et réalisé le court-métrage « Envie », d'une durée de 7 minutes 30, où vous jouez le personnage principal d'Isabelle, aux côtés de Philippe Cura. Pouvez-vous nous raconter cette belle aventure ?

Cela a été effectivement une très belle aventure !

Tout s'est fait assez vite. En décembre, j'ai écrit le scénario, le sujet étant très personnel, j'ai été très inspirée. En février, on tournait.

Puis j'ai été entourée par des professionnels qui ont beaucoup aimé le projet. Le tournage s'est déroulé en un jour et cela a vraiment été une journée intense.

Concernant la technique et les plans, je suis carrée, ce qui me laisse le temps lors du tournage de prendre le temps de diriger les comédiens. Je suis très organisée mais ouverte aux propositions. Si une idée est donnée et qu'elle me parait bonne et constructive, je ne suis pas bloquée.

Quand on réalise, il est primordial d'être organisé et de prévoir en amont son plan de tournage. Je ne veux pas perdre de temps ni en faire perdre aux autres.

La belle aventure ne s'est pas arrêtée là, puisque j'ai eu l'occasion de faire une projection début octobre. Cette dernière s'est extrêmement bien passée et j'ai pu nouer quelques contacts avec des gens importants et de qualité.

Quel est le contenu de ce court-métrage ? Où peut-on le voir ?

Le synopsis est en lien avec tous les petits moments routiniers de la vie. Lorsque l'on vit avec une personne chère, on ne se rend pas toujours compte de la chance qu'on a de les vivre.

On perçoit réellement toute l'importance de ces petits moments lorsque la personne n'est plus. Ne serait-ce qu'être devant la télévision, déjeuner, dîner, ou bien encore à être juste avec la personne.

Le jour où cette dernière disparaît, ces moments-là prennent tout leur sens.

Je prévois d'envoyer ce film à Cannes. Ce n'est pas celui-ci que je pensais initialement envoyer, mais, à l'issue de la projection, les gens présents m'ont indiqué que j'avais vraiment ma place en tant que réalisatrice, alors pourquoi pas.

Cela a été très important pour moi : avec un sujet aussi difficile, car personne n'aime parler de la mort, j'ai réussi mon challenge. Je n'avais pas forcément envie d'entendre des commentaires comme « c'est super », je voulais surtout être considérée en tant que réalisatrice et que les critiques soient constructives. C'est ce qui s'est passé.

3/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices artistiques que sont l'écriture, la réalisation et l'interprétation ?

Cela m'aide à faire passer des messages, des émotions...

Comme beaucoup de personnes dans pareille situation, on peut faire passer des émotions, on peut aussi aider des gens à trouver une solution quand ils sont dans un moment difficile de leur vie ou juste leur donner de l'espoir ou les divertir.

Le cinéma m'aide ainsi à évacuer ce que j'ai vécu par le passé, c'est une sortie de thérapie. Tant mieux si cela peut aider d'autres personnes.

Il est très important pour moi que mes films laissent un message d'espoir.

4/ Vous avez aussi réalisé récemment « Je suis tellement futile », un autre court-métrage, cette fois-ci pour le concours Nikon. A vos côtés sont présents Juliette Marcelat et Fabrice Danglades. Quel en est le contenu ?

Pour ce concours, j'ai pensé que beaucoup de gens traiteraient de sujets délicats et difficiles et que, à l'inverse, très peu de comédies seraient présentées. Comédies au sens propre du terme, pas des sketchs.

Je suis partie dans ma réflexion, en me disant que, dans la vie, il y a beaucoup de choix importants à faire, mais il y a une multitude de choix futiles qui vont faire que les gens se prennent la tête pour rien. Juliette, le personnage principal, va y être confrontée. Quelle sera sa réaction quand on va lui faire comprendre qu'elle n'a peut-être pas fait le bon choix...Va-t-elle réagir à l'extrême ? Ou, au contraire, rester calme et relativiser les choses ?

Voici le lien pour ceux qui veulent voir et soutenir ce court-métrage (chaque vote compte !):

http://www.festivalnikon.fr/video/2014/173

5/ Vous êtes également en préparation, je crois, d'un autre court-métrage en tant que réalisatrice. Quel en sera le contenu ?

Il s'agit d'une comédie. Je suis coscénariste. Ce court-métrage aura comme thème principal Noel.

6/ Vous avez aussi pris part à ce bel exercice qu'est le concours « 48h pour faire un film », via « Jail-E ». Comment l'avez-vous appréhendé ?

Cette expérience s'est bien déroulée, aidée en cela par le fait que je n'étais pas réalisatrice mais scénariste et actrice. Le vendredi soir a été le moment le plus compliqué, pour l'écriture.

A partir du samedi matin, j'étais comédienne, de fait je n'avais plus à gérer le reste. J'étais vraiment libre dans ma tête. Même si ce genre de concours apporte du stress sur le plateau puisqu'il faut terminer le film en un temps record et selon les réactions de chacun...

Sur « Envie », j'ai fait le choix de jouer et de réaliser. Voir si j'en étais capable. Le résultat fut concluant. Mais je préfère nettement faire l'un ou l'autre car quand je jouais je pensais à la réalisation et inversement. Donc pour l'instant je préfère faire l'un ou l'autre mais pleinement.

7/ Que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre carrière ?

Que tous mes projets aboutissent ! Et qu'ils soient accessibles auprès du public. Cela arrive souvent que des films se fassent mais qu'ils finissent dans un tiroir et qu'ils ne soient pas distribués. Quelle frustration cela doit apporter.

Vous venez de finir l'écriture de votre long-métrage. Pouvez-vous déjà nous en dire davantage sur la thématique ? Quand aimeriez-vous pouvoir le tourner ?

Je préfère rester discrète sur ce scénario car même si les droits sont déposés, il faut faire attention tant que le film n'est pas fait.

Je peux juste vous dire qu'il s'agit d'un phénomène de société. Il y a des moments forts, émouvants. Et que le rôle principal sera une jeune femme de 25 ans.

Quelle corde de votre arc préférez-vous ? L'écriture ? La réalisation ? L'interprétation ?

J'aime tout ! Le cinéma, c'est ma vie, et mon cœur bat fort quand j'y pense ou quand je suis sur un plateau de tournage !

J'adore écrire la nuit, de 21h à 4 ou 5 h du matin. Au calme. Je suis devant mon ordinateur, avec une petite lampe, lumière tamisée, à côté de moi quelques livres, mes notes...

Quand je réalise, je prends beaucoup de plaisir à tout organiser. Quel plaisir quand ce que l'on a dans la tête se concrétise ! J'apprécie également diriger les comédiens et les rassurer. J'adore le travail en équipe pour que le résultat soit l'œuvre d'un collectif.

J'aime jouer différents personnages. Des rôles qui sont à l'opposé de moi ou, au contraire, utiliser ce que j'ai vécu pour nourrir le personnage, ce qui fait beaucoup de bien ! J'aime le rapport à l'image et à la caméra. Cette dernière devient une personne quand je joue.

Le cinéma est vraiment ma passion première, c'est comme une histoire d'amour ! Même quand je me pose des questions et que j'ai des doutes sur mon avenir en tant que réalisatrice ou actrice, je rebondis assez rapidement, car quand le 7ème art est ancré en vous, vous ne pouvez pas réagir autrement.

8/ Vous avez joué, cette année, dans la série à succès de TMC « Les mystères de l'amour », où vous interprétiez le personnage de Farah. Comment se sont déroulés les tournages ? Quelle ambiance y avez-vous trouvé ?

C'était vraiment génial ! Même si beaucoup de gens critiquent la série car c'est la suite de « Hélène et les garçons », et que certains pensent qu'il y a un côté ringard, je trouve que cette série a un ton humoristique plutôt sympathique, et qu'elle permet à beaucoup de personnes de se vider la tête et de s'évader de son quotidien.

En tout cas, je garde un très bon souvenir de ces journées de tournage. Contrairement à ce que certaines personnes peuvent dire concernant les conditions, un coach nous accompagne, nous aide, nous guide par rapport au jeu. Il fait répéter les comédiens pendant que les techniciens préparent la scène, de manière furtive certes mais nous avons le temps de répéter un minimum. C'est important car beaucoup de séquences sont tournée dans une seule journée.

J'en garde un très bon souvenir et je regrette de ne plus pouvoir tourner avec l'équipe suite à la mort de mon personnage...

L'ambiance était vraiment très bonne !

9/ Un autre projet vous tient actuellement à cœur, en l'occurrence « Portraits d'artistes ». De quoi s'agit-il ?

Il s'agit d'un programme court. De courtes interviews de divers artistes. Il peut s'agir de débutants, connus, inconnus, amateurs ou professionnels.

Le but est de parler des difficultés, des joies, des premiers castings, des doutes des artistes, des craintes. Mais aussi de montrer à la plupart des gens que artiste est un corps de métier. Que quand un enfant dit « plus tard je veux être chanteur » on ne lui dise pas « oui d'accord mais tu veux faire quoi comme vrai métier ? ». Car pour beaucoup de personnes hélas, actrice, danseur ou autre n'est pas une vraie vocation.

10/ Quels conseils auriez-vous envie de donner à de jeunes comédiens ou réalisateurs en herbe ?

Allez au bout de vos ambitions. Croyez en vous ! Ne baissez pas les bras, soyez sincères et surtout restez humbles quoi qu'il arrive.

11/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog, afin que ceux-ci vous suivent dans vos différentes actualités artistiques ?

Si vous aimez ce que je fais, si vous aimez mon énergie et ma sensibilité, suivez moi !

Pour ma comédie « Je suis tellement futile », il est important que les gens votent parce qu'ils aiment le film et non pas pour aider quelqu'un. C'est ce que j'explique dans chacun de mes commentaires.

La reconnaissance ne se fait pas, selon moi, au nombre de votes mais à la satisfaction qu'auront eus les gens à regarder. Bref, votez parce que vous aimez mon travail, qu'il vous a apporté quelque chose, du rire, des larmes ou n'importe quelle autre émotion.

Un grand merci Audrey pour vos réponses ! Nous rappelons qu'il est possible de vous suivre au travers de votre site professionnel :

http://www.audreycomedienne.fr/accueil.cfm/312754_audrey_pouffer.html

Merci à vous Julian !

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