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Le médias blog de Julian

Julia Dorval, comédienne de théâtre et de télévision, nous présente sa nouvelle pièce !

12 Avril 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Julia Dorval, comédienne de théâtre et de télévision, nous présente sa nouvelle pièce !

Bonjour Julia,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour cette interview.

1/ Vous avez tourné, en ce début d'année, dans le film « Vendeur », de Sylvain Desclous, le rôle de Marie-Laure. Pour commencer, pourriez-vous nous décrire le contenu de ce long-métrage ainsi que le rôle de votre personnage ?

J'y ai fait une petite apparition. Le film est principalement orienté vers les personnages interprétés par Gilbert Melki et Pio Marmai, qui sont père et fils.

Le premier cité est vendeur de cuisines de haute qualité. Son fils est passionné par la restauration, mais il rencontre beaucoup de problèmes avec son restaurant et ne peut monter son projet. Aussi, il décide finalement de bifurquer vers le métier de son père.

On peut assimiler, dans ce film, les vendeurs à des commerciaux itinérants, qui vont d'une boutique à une autre, ainsi que d'une foire à la suivante. Si bien qu'ils sont renfermés et très égoïstes, avec une certaine amertume. Ils ne réussissent pas à se poser ni à se construire.

Dans cette dérive et cette vie très solitaire sans fondement, le personnage de Gilbert Melki a recours à des call-girls. Je suis la première qui va lui être présentée et qui, sans tout dévoiler, ne va pas trop l'intéresser. Peut-être sera-t-il ensuite plus sensible aux charmes d'une autre call-girl...

Connaissez-vous déjà la date de sortie ?

La finalisation devra être effective fin octobre, le film devrait sortir en salles début 2016. Ce qui est logique et finalement assez court.

2/ Gilbert Melki et Sara Giraudeau notamment font partie de la distribution. Comment était l'ambiance sur le tournage ?

Je n'ai tourné qu'avec Gilbert Melki et c'était très sympathique ! Ma séquence étant réalisée vers la fin du tournage, l'ambiance était différente. Les plâtres avaient été essuyés et l'équipe se connaissait bien.

J'y ai pris beaucoup de plaisir, d'autant plus que le réalisateur est extrêmement sympathique et bienveillant.

3/ En parallèle, les téléspectateurs de M6 peuvent vous retrouver dans la série à succès « Scènes de ménage ». Vous y jouez, depuis plusieurs saisons, Ludivine, la sœur « blonde » de Fabien. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Ludivine est la jeune sœur de Fabien, qui n'est pas posée, sentimentalement parlant. On peut dire d'elle qu'elle papillonne et qu'elle est papillonnée. En effet, à chaque fois qu'elle rend visite à son frère, elle attire. Elle draine autours d'elle cette recherche d'homme, mais elle aimerait se fixer.

Initialement, Ludivine était attendue brune, comme son frère Fabien, et cagole. Personnellement, je suis blonde et je viens du Nord. Aussi, nous avons construit le personnage différemment, au fur et à mesure de ses apparitions.

Elle est aujourd'hui blonde et excentrique, s'occupe de Chloé exactement comme Emma ne veut pas, mais d'une façon que Fabien finalement approuve. Elle est gentille, mais est en opposition totale avec sa belle-sœur. J'aime à dire qu'elle a les câbles connectés autrement. C'est-à-dire qu'elle interprète les choses à sa manière, ce qui lui donne un certain décalage.

4/ La série a vocation, au travers d'une succession de sketchs rapides, à divertir les téléspectateurs. Quelles sont, selon vous, les principales des comédiens pour réussir cela avec brio ?

Le texte est, selon moi, le nerf de la guerre. Sur la série, le pôle d'auteurs a été très bien constitué et marche depuis très longtemps. Ajoutons à cela une réécriture avec les comédiens suite à la lecture. C'est une étape très importante, qui permet d'éliminer tous les textes qui ne fonctionnent pas puis de pouvoir réécrire en fonction des personnalités de chacun.

Ainsi, nous avons déjà cette préparation au moment d'arriver sur le plateau. Le talent des comédiens est ainsi couplé avec la justesse et la précision de l'écriture. Notons également une équipe très bien rôdée, en cinq ans de succès, mais qui se connaissait avant le début de l'aventure. La personne ayant adapté « Scènes de ménage » avait précédemment fait de même pour le succès « Un gars, une fille ». Une réelle maitrise s'en ressent.

J'ajouterais aussi notre envie à tous de rigoler, dès l'HMC – Habillage, Maquillage, Coiffure-, car nous avons tous des personnages très colorés avec quelques fois de sympathiques costumes.

Pour finir, mentionnons également le renouvellement des intrigues, la participation de guests, et les sorties récentes vécues par les personnages. A l'extérieur, les caractéristiques de ces derniers sont toujours présentes mais le spectre est alors élargi.

5/ Si vous en aviez la totale liberté, comment aimeriez-vous faire évoluer votre personnage ?

Alors qu'elle était un cœur à prendre pendant trois saisons, Ludivine est officiellement en couple depuis quelques sketchs, avec Philippe, interprété par Vincent Desagnat. Je trouve cette évolution intéressante, d'une part parce qu'elle déplait complètement à Fabien et d'autre part car cela créé un certain changement.

J'aimerais bien que le prisme des câbles connectés différemment soit accentué, car j'adore le décalage et l'absurdité, mais toujours avec une part de raisonnement. C'est un aspect du personnage qui est génial à jouer.

6/ Le rythme de tournage doit être assez intense. A ce titre, comment vous préparez-vous ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont des plateaux ?

Une hygiène de vie très précise est indispensable ! Je me couche très tôt et je mange sainement. Je connais parfaitement mon texte ainsi que celui des autres.

Pour cela, dès réception du texte, je le regarde : j'ai besoin en effet de temps pour le digérer mais aussi pour le laisser mûrir. C'est un peu un travail d'investigation, pour s'approprier le texte et en découvrir les subtilités et les opportunités non détectées à la première lecture. Il est important de ne pas se contenter de simplement jouer le texte.

7/ Vous êtes aussi monté sur les planches à plusieurs reprises, notamment l'année dernière dans « Le clan des divorcées ». Quelles complémentarités et, à l'inverse, quelles différences, retrouvez-vous entre ces différents exercices que sont le théâtre et la télévision ?

Quelque soit le contexte, la sincérité est le point fondamental. Dans les tous cas, il est important d'être vrai. J'avais un professeur anglais qui m'expliquait que notre métier consistait en quelques sortes à vivre et à ressentir réellement dans un monde imaginaire.

La forme, quant à elle, est bien entendu différente. Le théâtre est une continuité : ce que l'on est en train de jouer découle de ce qui vient juste de se passer et, en plus, nous allons vers un point fixe. A l'inverse, au cinéma et à la télévision, tout est décousu. Les scènes sont abordées indépendamment les unes des autres.

De surcroît, nous n'allons par chercher le même jeu : le théâtre est plus extraverti et le jeu y est grossi. C'est un échange qui doit parvenir jusqu'au dernier rang. Au contraire des autres arts cités où nous allons y chercher plus de subtilités et des émotions cachées. J'aime beaucoup ce travail de finesse.

8/ Aimeriez-vous refaire prochainement du théâtre ? De façon plus générale, quels sont vos projets et vos souhaits artistiques pour 2015 ?

Je vais remonter sur les planches à partir du 6 avril avec la pièce « Une mémoire d'éléphant dans un magasin de porcelaine ». C'est l'histoire de deux femmes aux profils totalement opposés qui se retrouvent dans une salle d'attente d'un psychologue.

L'une est une psychorigide qui se remet difficilement d'un divorce, l'autre est très enjouée, prend la vie comme elle est, avec un cerveau relativement défait suite à un choc dont elle n'a plus souvenir et qui lui a fait perdre sa mémoire immédiate.

C'est une tendre et jolie comédie, que je jouerai avec Claire Gérard, une ancienne de mes partenaires pour « Le clan des divorcées ». Rendez-vous donc à l'Alambic Comédie, chaque lundi et mardi, à 19h.

En parallèle, j'ai un autre projet de théâtre qui, j'espère, verra le jour, avec Frédéric Bouraly et Yves Pignot. La pièce s'appelle « Chambre 108 », avait déjà été portée sur scène et même nominée aux Molières.

C'est une très jolie histoire se déroulant dans le milieu hospitalier. C'est une vraie comédie, avec une réelle part d'humanité entre ces trois personnes qui sont dans cet hôpital.

En dehors du théâtre, j'ai coécrit un programme court qui est actuellement en démarchage. J'espère qu'une concrétisation aura lieu cette année. Cela s'appelle « 50 nuances de blondes » et met en avant 4 femmes représentant la trentenaire millésime 2015. C'est un programme que l'on définit comme un « trash show » féminin. Je serai accompagnée de Diane Dassigny, que les gens connaissant au travers notamment de « Mozart, l'Opéra rock », Eléa Clair et Perrine Gilbert.

Ces trois amis qui m'entourent dans cette aventure et moi-même avons toutes un profil différent. Ce qui est assez rare à la télévision française, où sous prétexte d'une couleur de cheveux identique, nous rentrons d'habitude assez rapidement dans des stéréotypes.

De façon générale, j'espère que mes tournages se développeront avec un caractère de plus en plus international. Ayant habité à l'étranger et parlant plusieurs langues, je me reconnais dans plusieurs cultures et plusieurs envies. Même si j'adore la comédie, j'aimerais aussi faire autre chose afin que mon spectre soit plus large.

9/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Vous êtes diplômée de Sciences Economiques et, à l'âge de 23 ans, vous avez décidé de changer d'orientation, en vous tournant vers la comédie. Comment est survenue cette décision ?

Elle a été soudaine. Je crois, en fait, avoir toujours voulu être comédienne. Je me souviens de mes premières planches, à l'âge de 9 ans.

Mon parcours a fait que j'ai effectué des études, qu'elles m'ont plu car j'apprécie les sciences économiques et le fait de pouvoir aller dans plusieurs pays. Mais j'avais toujours au fond de moi cette petite voix qui me disait de revenir à l'essentiel, d'autant plus que j'avais réussi à faire plaisir à tout le monde.

C'est ainsi qu'après cinq ans de sciences économiques, j'ai tout arrêté, je suis revenue sur Paris pour m'inscrire au cours Florent. J'ai ensuite eu la joie de pouvoir démarrer dans une pièce à succès, « Le clan des divorcées ». Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, Cauet recherchait alors des comédiens à l'affiche au théâtre pour son programme court « Code barge ». Ce qui a alors été mon premier projet à la télévision.

10/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire aux différents lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

Il faut venir au théâtre, il est important de sortir et de soutenir ce bel art ! Si, en plus, vous assistiez à l'une de mes représentations, cela me ferait très plaisir.

Je ne m'engage jamais dans un projet qui ne me plait pas, qui ne permet pas de passer un moment coupé de tout. Les pièces auxquelles je participe font rire, ont toujours un petit message, ont quelque chose de tendre et parlent de l'espèce humaine.

Parce que j'adore discuter avec les spectateurs à l'issue des représentations, je resterai volontiers pour parler avec vous de multiples thèmes.

Je suis passionnée par ce que je fais, je le réalise avec tout mon cœur, c'est ma raison de vivre !

Un grand merci Julia pour votre gentillesse et votre disponibilité !

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